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voxpop20
23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 21:02

Le nom de Ratty Rat Rat ne vous évoque peut être rien, on ne vous en tiendra pas rigueur. Il n'y a absolument rien de miteux dans cette histoire à part leur nom. Une histoire comme on en trouve bien souvent à l'heure où la célébrité d'un groupe se compte en nombre d'amis sur Myspace, mais cette fois l'ingéniosité en plus. On se souvient de ce quatuor anglais quelque peu particulier découvert sur la Liveroom Tv à peine formé en 2007 qui sortait du lot. Les Ratty Rat Rat vous transportaient dans un univers totalement farfelu où la normalité devenait un vice. Les personnages en chacun de leur titre évoquent tout ce qui peut vous toucher au quotidien sous un angle décalé et sur un air  léger qui annonce l'esprit du groupe. Leur mot d'ordre : Amuser! On ne pouvait que succomber à la vague Ratty Rat Rat sans pour autant être capable de leur coller une étiquette musicale définitive. Il suffit d'écouter "Lavanderhill Mob" aussi burlesque que le film du même nom ou "Mexico" relativement plus sobre.
Aucun signe avant coureur de leur récente séparation en septembre 2008 annoncée à travers un simple bulletin Myspace. Une deception pour les fans dans une passe qui paraissait plus stable avec une nette amélioration dans la composition entre l'époque de  The Toilet Factory puis Squallyoakainsi qu'un passage remarqué à la Flèche D'or le 30 décembre 2007. Une malheureuse fin pour un merveilleux groupe.
S'en suit un bien étrange silence qui  prit fin il y a quelques semaines. Le chanteur et quelque un des membres du groupes ont  repris sous le nom de Is Tropical mais pas de quoi nous faire oublier l'enthousiasme ravageur de leur débuts.


+  Ratty Rat Rat  // Is Tropical
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Published by Rebecca H. - dans What happen to...
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:37

C'est un début d'année riche en nouveautés, même si on ne dirait pas. Souvent, on passe outre l'actualité sans même s'en rendre compte. Pas qu'elle ne nous intéresse pas, pas qu'elle ne soit pas attractive; on est juste plus concentrés sur d'autres choses, d'autres époques peut-être. Il n'empêche qu'il y a eu bien plus d'écoutes de nouveaux disques que de chroniques; mais il arrive que le temps et la disponibilité soient contre nous. Seulement, certains albums sont marquants, et il serait bien dommage de les éclipser juste par manque de temps. C'est pourquoi il est parfois plus aisé et finalement plus honnête de faire un condensé de quelques albums sortis dernièrement, écoutés, approuvés ou pas.


It's Blitz - Yeah Yeah Yeahs                                               
 

Yeah Yeah Yeahs était un groupe sympathique qui sans amadouer totalement réussissait à nous faire décrocher quelques hochements de têtes approbateurs. Ils étaient un bon groupe de rock ordinaire au nom attachant. Cette année ils sortent un nouvel album pas plus attendu que ça. Et voilà que le rock se transforme progressivement en électronique. La péripétie est bien difficile et les Yeah Yeah Yeahs n'ont su la surmonter. Alors bien sûr il y a "Zero" et "Dull Life" qui sont appréciables, "Shame and Fortune" aussi, sympa tout au plus. Mais là où les rythmes rocknrolleux avaient l'habitude de nous adoucir, la sortie des synthés utilisés à outrance nous dissuadent définitivement de toute tentative d'écoute gentillette.


Kicks - 1990s
Mine de rien, pas mal de changement du côté des 1990s. Le bassiste se fait la malle, on refile un micro à tout le monde  et on choisi une pochette très moyenne. Par contre, Bernard Butler (producteurs de nos grandes idoles Black Kids et Duffy) est toujours là; bien présent, et bien prêt à refiler des mauvais tuyaux aux 1990s. Quantité de circonstances atténuantes qui n'appauvrissent pourtant pas totalement ce second effort. Il reste l'âme du groupe, avec quelques très bons titres qui nous rappellent pourquoi on les aimait tant sur Cookies. Cet album qui nous fait passer de titre en titre de l'enthousiasme à la déception est dans son ensemble assez moyen et certainement en dessous de ce qu'on pouvait attendre d'eux.


Now We Can See - The Thermals

Abandonnons un peu ce côté ronchon et retrouvons le sourire: le nouvel album des Thermals est de sortie. Découverts avec le mémorable EP "No Culture Icons", les Thermals sont rapidement devenus des espèces de valeurs sures de la pop actuelle. Now We Can See est un très bon album aux rythmes accrocheurs et innovants à la fois. Difficile de se lasser d'un des morceaux de cet effort qui nous interpelle par une qualité d'écriture certaine tout en nous faisant secouer franchement la tête. Ici, on alterne avec aisance alternatif, pop, rock et punk dans d'excellents titres comme "When I Died" (qui ouvre l'album), "At The Bottom of The Sea", ou encore "When I Was Afraid". N'ayons pas peur pour la durée de vie de cet album, tout comme le précédent The Body, The Blood, The Machine, il durera.



200 Million Thousand - Black Lips
C'est la récent découverte du génialissime concert à emporter qui m'a rappelé à quel point les Black Lips était un groupe marquant. Good Bad Not Evil n'a pas fini de tourner sur la platine que 200 Million Thousand montre le bout de son nez. Du coup, autant dire que la comparaison est aisée. Cet album, sans ressembler exactement au précédent, fini de marquer une signature Black Lips désormais reconnaissable et reconnue. Même s'il manque un peu d'innovation, difficile d'être déçu par cet album qui allie une fois de plus cette animosité à laquelle ils tiennent tant et le côté prodige qui les rend si exaltants.



Repo - Black Dice

Dur, dur. Il me semblait important d'évoquer cet album qui commence à tourner. Dur, dur parce qu'il est indescriptible. Pas dans le sens grandiloquent ni dans le sens horriblement bordélique. Indescriptible dans son sens le plus direct. Bizarre, tordu, d'ailleurs. Une des grosses inspirations d'Animal Collective, on imagine aisément le truc. Pourtant, ça reste du Black Dice quoi, très étrange. Mais ici, l'harmonie semble difficile à capter et la bizarrerie gratuite prend parfois le dessus. Les morceaux qui parviennent à se détacher sont d'ailleurs les moins chargés. Pas que cet album soit mauvais, très loin de là, il est juste trop dur à apprivoiser et après le Animal Collective de janvier, on a du mal à redécripter. Le niveau reste cependant plus ou moins maintenu: on réussi à distinguer quelque chose qui sonne bien.
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Published by Alison R. - dans Chroniques de disques
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 16:00
RATTY RAT RAT


Le nom de Ratty Rat Rat ne vous évoque peut être rien, on ne vous en tiendra pas rigueur. Il n'y a absolument rien de miteux dans cette histoire à part leur nom. Une histoire comme on en trouve bien souvent à l'heure où la célébrité d'un groupe se compte en nombre d'amis sur Myspace, mais cette fois l'ingéniosité en plus. On se souvient de ce quatuor anglais quelque peu particulier découvert sur la Liveroom Tv à peine formé en 2007 qui sortait du lot. Les Ratty Rat Rat vous transportaient dans un univers totalement farfelu où la normalité devenait un vice. Les personnages en chacun de leur titre évoquent tout ce qui peut vous toucher au quotidien sous un angle décalé et sur un air  léger qui annonce l'esprit du groupe. Leur mot d'ordre : Amuser! On ne pouvait que succomber à la vague Ratty Rat Rat sans pour autant être capable de leur coller une étiquette musicale définitive. Il suffit d'écouter "Lavanderhill Mob" aussi burlesque que le film du même nom ou "Mexico" relativement plus sobre.
Aucun signe avant coureur de leur récente séparation en septembre 2008 annoncée à travers un simple bulletin Myspace. Une deception pour les fans dans une passe qui paraissait plus stable avec une nette amélioration dans la composition entre l'époque de  The Toilet Factory puis Squallyoakainsi qu'un passage remarqué à la Flèche D'or le 30 décembre 2007. Une malheureuse fin pour un merveilleux groupe.
S'en suit un bien étrange silence qui  prit fin il y a quelques semaines.
Le chanteur et quelque un des membres du groupes ont  repris sous le nom de Is Tropical mais pas de quoi nous faire oublier l'enthousiasme ravageur de leur débuts.


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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 13:41

Le temps nous manque, le décompte est long et overblog se joue de nous (en nous effaçant nos articles); les résultats tardent donc à arriver et nous nous en excusons grandement. Par ailleurs, il semble que quelques précisions soient utiles. Précisions en rapport avec les remarques et questions qu'il nous est arrivé de voir à plusieurs reprises dans les commentaires.
Tout d'abord, pour la présence de The Coral. Certains ont précisé, à juste titre, qu'ils n'avaient pas sorti d'album l'an dernier. En revanche, ils n'ont pas été inactifs et la collection de singles accompagnée de titres inédits mérite bien une considération non?
Ensuite, en rapport avec la nationalité des Kills. A moitié anglais seulement, certes, mais basés à Londres; ce qui nous permet de les considérer comme groupe britannique.
Aussi, les choix des titres ne semblaient pas convenir à beaucoup de monde. Nous nous en doutions un peu, mais il est assez difficile de choisir des titres qui aient en même temps marqué l'année, qui ne soient pas trop choix personnels et pas trop inconnus non plus, pour que les choix soient équitables.
Enfin, le passage des numéros 11) à 14) ne démontre pas que notre apprentissage des chiffres arabes a été baclé, il s'agit simplement d'un oubli de notre part, comme vous vous en doutiez!
Merci à tous les votants d'avoir jouer le jeu!



LES RESULTATS



1) Meilleur groupe britannique: The Coral
L'élection du meilleur groupe britannique s'est surtout jouée entre deux groupes: The Coral et The Kills. A tout juste deux voies d'écart, The Coral est déclaré meilleur groupe britannique. L'avantage des uns fait le délaissement des autres; les Duke Spirit et les Draytones n'ont récolté aucune voie, à notre grand regret.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2)Meilleur groupe international:
The Black Angels
C'est sans grande surprise et avec un sérieux avantage que les Black Angels sont le meilleur groupe international. Malgré cela, certains groupes ont réussi à se démarquer, nous pensons notamment à Cold War Kids et The Dodoz.

 

 

 

 

 

 

 









3) Meilleur artiste solo: Beck
Beck, ce n'est pas que le meilleur artiste solo de l'année 2008 pour un petit blog français. Beck c'est une période de la musique, c'est des titres phares, c'est aussi un excellent dernière album finalement très reconnu. C'est un peu pour tout cela qu'il est élu assez largement meilleur artiste solo. Le "largement" est tout de même relatif, Matt Eliott et Eugène McGuiness rodent.















4) Meilleur groupe live:
The Raconteurs + Foals

The Raconteurs et Foals. Ca pullule dans les choix des votants. Ces deux noms reviennent à plusieurs reprises malgré un choix totalement libre. La puissance des Raconteurs pour les uns, l'originalité mordante de Foals pour les autres donc.














5) Meilleur nouveau groupe: The Rascals

The Rascals est suivi d'on ne peut plus près par les Last Shadow Puppets. Miles Kane est ici pour rafler la mise, il emporte tout sur son passage. Cette récompense qui revient aux Rascals démontre bien que c'est Kane que tout le monde voulait féliciter et que finalement Turner ne lui fait pas tant d'ombre que ça.




6) Meilleur album:  Third - Portishead

C'est sans grande surprise et avec un plaisir mesuré qu'on nomme Third de Portishead, album de l'année. Antidotes de Foals n'était pas loin du tout. Albums de qualité qui en imposent face au choix du NME...
Aucun album n'a été vraiment délaissé mais on note une faible quantité de voies pour Scoop du Jour, un peu moins connu peut-être et Survival, apparu un peu plus tard dans l'année avec une plus grande discrétion.



7) Meilleur titre: "My Mistakes Were Made For You"- The Last Shadow Puppets + "Time to Pretend" - MGMT

Rendons à César ce qui est à César. "Time to pretend" est une excellente chanson,qui a marqué l'année 2008 plus que n'importe quelle autre. C'est pourquoi sa présence semble assez évidente. "My Mistakes Were Made For You", peut-être le meilleur titre de l'excellent album des Last Shadow Puppets et dernier succès en date du duo qui laisse sous entendre qu'il remettra le couvert d'ici 2010. A la vue du premier opus on attend le second avec impatience.




8) Meilleur clip: "Last Day of Magic"-The Kills + "A Thing for Me"- Metronomy

C'est deux univers différents. En premier plutot l'effet apaisant et interpellant d'une petite balle qui rebondit, pour d'autres l'effet stimulant et sauvage d'une bonne bagarre entre les Kills. Le sexuel d'un côté, le minion de l'autre. Le mérite revient aux deux. En second le sens de l'humour so british du trio electronique de Metronomy.
"The Age of The Understatement" et "You in Colour" ne trainent pas très loin derrière.

 




9) Meilleur DVD: A cross The Universe -
Justice
Un nombre de voies relativement élevé pour un choix totalement libre! Une distinction finalement largement méritée pour ce documentaire retraçant le périple des dignes héritiers de la french touch à travers la contrée de l'oncle Sam. Tout est dans la démesure.




10) Meilleur lieu:
La Maroquinerie
Voilà un résultat qui nous fait bien plaisir, à nous, grandes amatrices de la Maroquinerie. Brooklyn rodait. Brooklyn a failli être élu meilleur lieu parce que capitale de la culture, de la musique notamment. Mais le confort intimiste d'un lieu comme le Maroquinerie l'a emporté sur la grandeur et l'abondance de Brooklyn.





11) Meilleure pochette de disque: Fleet Foxes - Fleet Foxes

Ca s'est joué à très peu. Le choix entre la couleur et le noir et blanc; entre le un peu old school sexy et le dynamisme multicolore. C'était entre The Age of The Understatement et Fleet Foxes. Et puis, c'est finalement Fleet Foxes qui termine devant. Une des seules distinctions que nous accordons au groupe ici, d'ailleurs.














14) Pire album: Only by The Night - Kings of Leon
Merci à la mauvaise foi de la blogosphère qui, envers et définitivement contre le NME a élu Only by The Night de Kings of Leon pire album de 2008 ! C'est avec un certain degré d'ironie qu'il faut peut-être prendre cela. Mais comme le moteur de la blogosphère n'est pas la mauvaise foi mais la qualité, une justification est souvent ressortie: l'album était décevant. Et nous savons bien qu'un album décevant est bien plus déconsidéré qu'un album dont on n'attendait rien. L'excès de hype a aussi joué, bien entendu.






15) Pire groupe: Keane
On dira simplement que c'est sans surprises, donc peut-être sans plus de commentaires.














16) Femme la plus sexy: Alisson Mosshart

Une des rares majorités absolues. Alisson Mosshart a été élue femme la plus sexy; laissant les autres prétendantes non loin de la case départ. C'est un style, une attitude, une dégaine. C'est un tout.




17) Homme le plus sexy: Sam Riley +Andrew Vanwyngarden
Peut-on réellement s'étaler sur les résultats d'un vote tel que "personne la plus sexy"? Il en est ce qu'il en est. Un charme un peu féminin, une voix plutot androgyne pour Vanwyngarden; un côté très austère et une voix roc à souhait pour Riley. C'est sur deux terrains différents, mais tout aussi charmants que se positionnent ces deux garçons.



18) Meilleur site: VDM
Un énorme paradoxe. VDM est élu meilleur site parmi une flopée d'excellents sites musicaux.



Plus gros ego: Les frères Gallagher
Rien de tel qu'un bon gros cliché de temps en temps. Les frères Gallagher ont le plus gros ego. Ca s'impose presque comme une vérité générale. Réalité tellement évidente qu'ils sont les seconds et derniers à obtenir la majorité absolue.

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Published by The Clandestines - dans Sélections
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 12:00


On a déjà tous pensé au groupe parfait réunissant les qualités de tous ceux que l'on apprécie dans ces collaborations souvent éphémères. On peut citer le récent projet du guitariste des Babyshambles ou pour les plus connus les Last Shadow Puppets, car un artiste a bien souvent besoin d'exister au delà de son propre groupe pour en revenir plus inspiré voir grandit.
Jack White expert en la matière qui monte des groupes et collabore à tout va de peur de partir avant d'avoir pu tout dire et tout essayé (musicalement parlant bien sur). N'est ce pas préoccupation de tout musicien? Dans cette course effrénée à la créativité il entraîne cette fois la magnifique VV. On croyait notre Tueuse préférée définitivement liée à Hôtel mais la dernière tournée des Last Shadow Puppets nous avait laissé entrevoir qu'elle pouvait aussi se débrouiller seule. Quant à Jack  White depuis la quasi disparition de la circulation des Whites Stripes en pleine tournée (pour les raisons que l'on connaît) et une collaboration disons saugrenue avec une chanteuse dont on taira le nom, son actualité musicale ne laissait pas grand chose à se mettre sous la dent... La bande est complétée par le clavier de Queens of The Stone Age ainsi qu'un naufragé des Raconteurs.
Leur site internet ne présente pour l'instant que deux titres. Ce n'est ni les Kills, ni les Whites Stripes, peut être un arrière goût de Raconteurs à la sauce garage rock savamment orchestrée par une collaboration stoechiométrique.
Le groupe commence sa tournée aux Etats Unis avec un battage médiatique impressionnant. On vous aura prévenu, juin 2009 sera tout simplement terrible.


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Published by Rebacca H. - dans We Predict a Riot
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:00
 


Peter Doherty! On croit à une charmante plaisanterie, comme si Bob Dylan décidait du jour au lendemain de revenir à son patronyme originel. Personne ne l'assimile vraiment à David Zimmerman. Mais on ne peut lui en vouloir de se donner un peu plus de crédibilité en oubliant quelque temps ce surnom plus assimilé à l'image du Font man qu'au Songwriter.
C'est lorsque les derniers jours de l'hiver se font sentir et que le printemps pointe le bout de son nez que sort l'album de celui que l'on appelle à tord l'enfant terrible du rock. Le plus impressionnant avant même d'avoir écouté l'album est sûrement l'équipe autour dans le but de redorer le blason du jeune libertin, mais il est loin d'en avoir besoin puisque c'est à des années lumières de Shotters Nations que l'album commence avec "Arcady".
Plongé dans l'intérieur intime du chanteur comme pour nous signifier le sens réel du titre de l'album: Grace/ Wasteland. Cet état de flottement entre deux mondes où l'on ne sait pas trop si on se sent bien ou mal, heureux ou dépressif, où  la frontière entre ce qui nous sépare de nous et de notre contraire se fait mince et floue.
Dans un cadre presque épuré, sans le filet, en tant que songwriteur confirmé et sans aucune prétention. Quelque fois sur les pas de Down in Albion ou totalement à côté "Sweet by and by".On comprend très vite que cet album ne raliera pas la cause de ceux qui n'ont pas suivit son évolution musicale bien trop novices pour apprécier dans son intégralité les différentes facettes de l'un des compositeurs les plus talentueux de sa génération.
Peter n'a plus rien à voir avec le garçon qui faisait la queue pour un album d'Oasis. Au fil des citations littéraires et des rencontres (" Palace of bone" ou "Sheepskin Tearaway" avec Dot Allison), aucun  tube à inonder les radios alors pas de chance que l'on s'en lasse. Entre nouveaux titres et  sessions acoustiques sur lesquelles on avait l'habitude te tomber dans des versions plus ou moins claires; histoire de fixer une fois pour toutes ces mélodies qui s'échangeaient sous le manteau tel "Salome" .
Un pas dans le passé ( "1939 returning") mais vers un avenir plus serein qui ne peut être que meilleur. Cette femme en couverture l'illustre parfaitement. Épuisée d'être persécutée, découragée, désabusée, elle s'offre au destin et ne craint plus ce qui pourra  lui arriver. Son errance  prend fin pour  "New Love grows On the Trees".
Grace/Wasteland est l 'exception qui confirme la règle. Pete Doherty livre à 30 ans son premier album solo alors que certains le prédisaient  parti à l'âge maudit, brûlé par les deux bouts. Je ne peux que reprendre cette phrase de Télérama « Il y a des disques qui font doublement plaisir», alors Mr, je vous tire mon chapeau.


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Published by Rebecca H. - dans Chroniques de disques
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 21:25


Voilà un article qui pourrait rebuter les puritains. Un article au sujet d'un pavé sur le rock. Mué, bon... on n'a pas vraiment besoin qu'on nous apprenne l'histoire du rock, on la connaît globalement et on détaille ce qui nous intéresse. On préfère l'écouter hein! Se faire sa propre opinion de telle époque et ainsi à sa guise; aimer les 60s ou détester les années 80 par exemple. Et puis à quoi ça pourrait sérieusement servir de s'acheter un bouquin comme ça? Il n'y a pas d'enjeu, pas de concours. On n'a aucune raison d'être pressé de tout savoir sur le sujet.
Et pourtant, j'ai fini par me le prendre. Après en avoir apprécié la grosseur, appréhendé la qualité, je me suis dis qu'il rendrait plutôt bien sur une étagère.
L'Odyssée du Rock, puisque c'est son nom, est un beau livre! Les images y sont présentées en grand et sont souvent très originales et rares voire introuvables. Bon voilà, je viens de redire un peu ce qu'il y a sur la 4ème de couverture: Les Inrocks, à propos d'un livre écrit par Mazzoleni... comme ça, c'est fait.
Après les images, on regarde très globalement. Tout est trié par année. Ce sont 4 ou 5 pages pour une année, avec un groupe phare à chaque fois. Sympa comme concept, non? Ainsi, on a par exemple, les Beatles en 63, les Beatles en 67 ou encore les Beatles en 70. Le livre s'ouvre sur Presley en 54 et se referme sur Mika en 2007 ( oui, Mika vous avez bien lu). Il couvre ainsi de nombreuses décennies, détaillées à souhait.
J'aime ce livre malgré les nombreux défauts que je lui trouve. J'aime ce livre parce qu'on y trouve tout! Hormis l'histoire à proprement dit, il se cache à chaque page une anecdote, une information intéressante ou amusante qu'on ignorait. Et jamais l'auteur ne lâche le fil. Il connaît son thème sur le bout des doigts et en parle avec aisance et précision. Ce que, naturellement, on remarque et apprécie.
Il avait déjà était question de Mazzoleni dans un autre article. On avait déjà dit combien on l'appréciait. Et ce bouquin ne fait que confirmer ce qu'on pensait. Florent Mazzoleni est un auteur particulier, qui a le pouvoir de nous transmettre mine de rien tout ce qu'il pense. Et si on n'a pas un pied dedans, on pourrait même prendre pour argent comptant tout  ce qu'il raconte.
Mais bien sûr, non. On sait que le son des Kills n'a rien à voir avec celui des White Stripes. On sait que Oasis n'est pas un groupe fantastique et que l'année 62 aurait pu être marquée par quelqu'un d'autre qu'Eddy Mitchell. Mais une fois les points irritants passés, on peut apprécier pleinement cet ouvrage très soigné qui ne contient aucune fausse note - histoire de mal utiliser les mots-. Les groupes les plus marquants sont généralement présentés en détail (je vous ai parlé des Beatles non?), et les autres ont toujours leur place quelque part. En gros, n'importe qui peut y trouver, au détour d'une page, son groupe préféré. Et même si on lui en veut un peu de ne pas évoquer Captain Beefheart plus que ça, de ne pas s'étaler plus sur les Doors et de n'introduire Springsteen qu'en 84; on ne peut pas cracher sur la qualité du livre. Recenser plus de 50ans de musique, ce n'est pas de tout repos!

Difficile de dire exactement ce qu'il en est. Mon sentiment est un peu mitigé et assez paradoxal. Mais quand je dis que j'aime ce livre, c'est parce que c'est toujours un réel bonheur de l'ouvrir pour lire et relire certains passages; à propos d'un artiste, d'une époque, d'un genre, d'un album...
Et puis, la préface de Gilles Tordjman est simplement sublime puisqu'elle apparaît finalement comme une évidence. 
Ce livre reste donc un ouvrage de référence fortement recommandé à une jeunesse désireuse de s'informer et de replacer cette flopée de noms dans leurs contextes. Et puis, de toutes façons, c'est toujours mieux qu'un éventuel ouvrage
"Le Rock pour les Nuls".

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 11:22
2ème titre de notre sélection d'albums acquis durant notre séjour éclair à Londres.
Difficile de choisir un titre parmi tous ceux de cet excellent best-of. Certes, résumer la carrière de Joy Division en 14 titres, que tout le monde connaît par coeur, peut paraître un peu rapide. Mais, le résultat est là. Cet album s'écoute de bout en bout avec une facilité déconcertante et un interêt impressionnant. 
Si j'ai choisi un titre de Joy Division, c'est d'abord parce que tout ce buzz autour du groupe me fait un peu rire. Depuis Control, tout le monde connaît Joy Division et la vie de Ian Curtis dans son intégralité. Et du même coup, Sam Riley a volé la tête de Curtis, de même pour les autres acteurs. Pourtant, Joy Division n'est pas forcément un groupe très facile à écouter. Les chansons sont dures, chargées de sens, souvent très noires. Les mélodies ne sont pas des plus évidentes et la voix pleine du leader finie de l'ancrer dans la catégorie de ces chanteurs "sombres". Mais aujourd'hui, peu importe, on s'y met tous. 

Alors voilà, certains trouveront dommage que l'écoute de Joy Division soit passée de l'original au banal. D'autres encore maintiendront qu'ils adulaient Joy Division bien avant le biopic ultra populaire. Et puis d'autres, nous, penseront simplement que grâce à Anton Corbijn, un groupe hors pair a enfin une reconnaissance considérable. Et toutes les positions sont discutables. 

Je choisis finalement "Disorder" parce que la rythmique me torture profondément et qu'elle me fait penser à un de ces projets avec Rebecca, qui bien sûr est tenu confidentiel.    
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Published by Alison R. - dans Sons & Playlist
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:08

Le 25 février dernier, les NME Awards. Les résultats tombent, le désespoir apparaît sur les visages autrefois plein d'espérance, mais aujourd'hui blasés, parcequ'habitués. Vous connaissez notre mini-allergie, pas au NME non, mais à leurs égeries. Toutes leurs tendances à prendre le moyen pour excellent, le mauvais pour bon et à zapper le reste. Tout dans la hype, le talent on verra plus tard. Sauf que voila, impossible de rester indifférentes, lorsque cette machine à pub nous annonce que Only By The Night de Kings of Leon est l'album de l'année; que Muse est le meilleur quelque chose (inutile de préciser, c'est déjà trop); Oasis meilleur groupe britannique... J'en passe et des meilleurs comme dirait l'autre. Nous avons donc décidé d'user violemment de notre pouvoir, comme pour l'article qui a ouvert ce blog; en organisant des contres-récompenses.
Point de cérémonie prestigieuse; point de récompenses...
Nous vous expliquons le principe, participe qui veut.

Nous nous offrons le luxe de choisir les véritables vainqueurs. Nous tentons de rester assez large pour que tout le monde puisse voter, assez objectives pour que tous les groupes aient leur place; mais bien sûr, le tout sera légèrement personnalisé. Chaque votant choisi simplement un des nommés, bien entendu. Nous gardons les principales catégories du NME, nous en enlevons certaines, souvent... grotesques et puis pour ne pas que le vote soit trop lourd.  Nous vous donnons la possibilité de choisir ceux qui figurerons dans les catégories : Meilleur Groupe Live// Meilleur dvd Musical et Meilleurs Lieux.

Les hostilités sont ouvertes. Bon vote.





1) Meilleur groupe britannique 

Spiritualized
The Draytones
The Kills
Fuck Buttons
Portishead
The Coral
The Duke Spirit


2) Meilleur groupe international

The Black Angels
The Dodos
Islands
Bon Iver
Cold War Kids
Tahiti 80
Sigur Ros
The Virgins


3) Meilleur(e) artiste solo


Pete Doherty
Adam Green
Matt Elliott
Beck
Eugene McGuiness
LadyHawke
La Roux


4)Meilleur groupe live

...


5) Meilleur nouveau groupe

The Last Shadow Puppets
The Rascals
Forest Fire
MGMT
Vampire Weekend
Stricken City
Chairlift
Ra Ra Riot
We Have Band


6) Meilleur album
 

Songs In A&E - Spiritualized
The Age Of The Understatement - The Last Shadow Puppets
Scoop Du Jour - Whirlwind Heat
Third - Portishead
Directions To See A Ghost - The Black Angels
Survival - Forest Fire
Antidotes - Foals
Activity Center - Tahiti 80
Loyalty to Loyalty - Cold War Kids


7) Meilleur morceau

"Time To Pretend"  - MGMT
"My Mistakes Were Made For You" - The Last Shadow Puppets
"Cape Cod Kwassa Kwassa" - Vampire Weekend
"I Make Windows" - Forest Fire
"Gila" - Beach House
"Lucid Dream" - Franz Ferdinand
"Out Of Dreams" - The Rascals
"You Get So Lycky" - Adam Green
"Consoler Of The Lonely" - The Raconteurs
"Dig, Lazarus, Dig!!!" - Nick Cave and The Bad Seeds 


8) Meilleur clip

"The Age Of The Understatement" - The Last Shadow Puppets
"Mr Junk Stuffed" - Man Man
"Last Day Of Magic" - The Kills
" You In Colour" - The Black Angels
" Soul On Fire" - Spiritualized
"Time to pretend" -MGMT
"Gobbledigook"- Sigur Ros
"A Thing for me"- Metronomy


9) Meilleur dvd musical

...


10) Meilleur lieu

Le mur rescapé du CBGB

Brooklyn

Galerie Chappe

Ground Zero

La Maroquinerie


11) Meilleur pochette de disque

The Age Of The Understatement - The Last Shadow Puppets
Saint Dymphia - Gang Gang Dance
Scoop Du Jour - Whirlwind Heat
Dig!!! Lazarus Dig!!! - Nick Cave and The Bad Seeds
Let It Ride - Buffalo Killers
Rabbit Habits - Man Man
Fleet Foxes - Fleet Foxes 


14) Pire album 

Only By The Night - Kings Of Leon
Partie Traumatic - Black Kids
Intimacy - Bloc Party
Slipway Fires - Razorlight
Romance at First Notice - Dirty Pretty Things

15) Pire groupe 

Late Of The Pier
Black Kids
Razorlight
Dirty Pretty Thing
Keane


16) Femme la plus sexy

Alison Mosshart

PJ Harvey
Liela Moss (the Duke Spirit)
Cassie Ramone (vivian Girls)
Agyness Deyn
Rebekah Raa (Stricken City)
Peaches Geldof



17) Homme le plus sexy

Alex Turner
Andrew Vanwyngarden
Albert Hammond Jr
Adam Green
Yannis Philippakis
Sam Riley

 

18) Meilleur site internet

Mille Feuille
Magicrpm
Noisemag
Sound Of Violence
 The Selby
VDM


Catégorie Perso

Plus gros ego
 

Les frères Gallager
Johny Borell
Andrew Vanwygarden
Lou Reed
Kings Of Leon




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Published by The Clandestines - dans Sélections
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 14:28
Notre escapade furtive outre manche ne nous a certes pas laisser le temps de découvrir quelques groupes intéressants; mais nous sommes revenues avec, dans nos valises, de quoi attendre paisiblement le printemps.
Une playlist qui a plus pour origine nos achats compulsifs et l'ambiance que les sorties du moment.
C'est pourquoi durant les quatre prochaines semaines, un titre, un artiste choisi parmi la flopée de CD qui nous entoure.

REAL PEOPLE - My night with a prostitute from Marseille
C'est avec surprise que l'on voit Zach Cordon revenir sur ces premières compositions dans "Holland" . Un double EP bien trop hétéroclite et abstrait pour s'inscrire en tant qu'album parmi les deux premiers. On connaissait le jeune compositeur amateur de  synthétiseur (à écouter la version de "Scenic World" sur leThe Gulag Orchestra) et on retrouve dans "My night with a prostitute from Marseille" une confrontation entre tradition et pseudo modernité à saluer.
Il serait plus clair de vous délivrer l'histoire miranbolesque qui se cache derrière, mais nous devrions alors ne plus nous appeler les Clandestines.


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Published by Rebecca H. - dans Sons & Playlist
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