Mercredi 21 octobre 2009

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Bac à peine en poche, les Dodoz se lancent dans la création musicale. Une idée qui les taraudait semble-t-il. Un profil CQFD, une piste sur une compilation des Inrocks et les voilà repérés, rapidement lancés dans l'industrie du disque. 
Leurs études fraichement commencées se voient altérées bien vite par la composition d'un album. Dans les bacs très bientôt, le premier opus des quatre toulousains se faisait attendre. On nous annonçait une vague de fraicheur, un groupe qui se démarque, une énergie particulière. Placé sous la houlette du producteur écossais Peter Murray, The Dodoz semble avoir toutes les cartes en main, toutes les portes ouvertes.
C'est peut-être beaucoup de pression pour un groupe qui commence de se voir acclamé si vite, limite portés aux nues par un public plus que convaincu par ses prestations scéniques. L'album se doit ensuite d'être non pas irréprochable (1er album permet) mais au moins prometteur, à la hauteur des attentes que le groupe peut engendrer.
Au passage de l'album sur le lecteur, la présence de cette énergie qui les rend populaire est indéniable. Pas une fois ils ne faiblissent, ils semblent avoir même trouvé leur signature au fil du disque. Ne vous fiez pas aux quelques passages de répit ("Twice"), ils permettent tout juste de reprendre une respiration.
"La jeunesse dans sa forme la plus pure" parait-il. Ecoutons plus attentivement. 
"Middle of the Night" ouvre l'album et les dés sont jetés. On comprend tout de suite comment le disque s'articulera sur les onze titres. C'est énergique, certes; vif aussi. Mais qu'en est-il du reste? 
N'ayant jamais assisté à un concert du groupe, je me contentais d'évaluer les ouïes-dires et par conséquent l'effet qu'ils ont sur les gens. Le bilan avait l'air positif. 
Beaucoup de déception en réalité. Et ce dès le premier titre. Rien dans cet album ne sonne comme ce à quoi on peut s'attendre. Ni les voix, ni les rythmes, pas même le type de musique. Le désir d'énergie prend le pas sur tout le reste. Alors oui, on peut sauter très haut si on suit la rythmique, mais combien de temps avant de se rendre compte qu'on n'en a pas envie? 
On peut écouter cet album une centaine de fois, dans les vappes, sans qu'une seule ne retienne notre attention. Les rythmes se ressemblent, les accroches aussi. Il varie entre le faussement foutraque et difficilement émotif.
Si on finit tant bien que mal par réussir à se concentrer, on se rend cependant compte que la chanteuse a une voix assez intéressante, plutôt marquante en fait et que quelques chansons peuvent être agréables un temps (" Boyfriend in Oxford" dans un registre léger et divertissant et "Weapon" pourquoi pas). On va difficilement au delà. 
Comme il est toujours préférable d'éviter d'accabler un premier effort, on peut mettre en avant -encore une fois- la "belle" énergie présente et un public récéptif appréciera tout particulièrement "Do You Like Boys?".
Alors plutôt que d'avoir l'air suffisante en disant que cet album n'est pas franchement prometteur, disons qu'il conviendra parfaitement à un autre type de public, peut-être plus pop-rock médiatique et redéfinissons ensuite le terme "jeunesse". 
 

The Dodoz sur Myspace
Sotie le 26 octobre 


 
Par The Clandestines - Publié dans : Chroniques de disques - Communauté : webzine musical
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Samedi 26 septembre 2009

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Vous devez vous demander ce qu m'amène à citer ce groupe au passé vertigineux devenu, au risque de m'attirer les foudres de certains, l'ombre de lui même ( à savoir The Cure) . Et bien, figurez vous que le pourquoi du comment s'appelle Girls et qu'il n'y a pas la moindre trace d'une fille dans ce duo tout droit venu de San Francisco et né dans les cendres d'un autre. Girls trouve sa légitimité quelque part au milieu d'une pop folk décomplexé et librement inspirée de la brit pop ayant bercé nos enfances. Une ode à cette période qui ne durera que le temps de prendre quelques cliché sur un fond pop qui ressort des vieux cartons les 90s (déjà loin) et ses groupes qui aujourd'hui se déchirent à coups de Fender. "Lust for life" parle d'elle même. Fluide, sans arrogance, à contre courant, attachante. On a l'impression de toujours l'avoir connue et de ne plus pouvoir s'en passer. Cette impressionne fait que grandir au fur et à mesure que les titres défilent ("Big Bad Mean Mother Fucker", "Morning Light")
Sortez les blue jean, les polaroids et votre boite de lego, la révolution est en marche mais l'émeute sera douce et tintée d'un doux parfum que l'on nomme l'excellence.
"Frantasy Trach Can" sort dimanche, on compte sur vous pour transmettre la nouvelle.

+ Myspace




Par Rebecca H. - Publié dans : We Predict a Riot - Communauté : webzine musical
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Dimanche 30 août 2009

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Chris Garneau
El Radio
On l’avait découvert dans un café. Devant un piano qui semblait en avoir vécu plus que ce visage innocent. Puis on a appris qu’il s’appelait Chris Garneau et que contrairement à ce que pouvait laisser penser son patronyme, il était américain. Ce qui nous a ensuite amener à nous jeter sur « Music For tourist » son seul et unique album à l’époque. Il revient en début d’été par la petite porte avec « El Radio ». Un titre quelque peu exotique par rapport au contenu mais c’est cet étonnant décalage permanent, au rendez vous sur cet album, qui nous fait totalement craquer sur cet étrange personnage (à voir son projet Choose you own Adventure ). Histoire de changer la donne « El Radio » s’ouvre en nous disant adieu sur « The Leaving song ». Le chanteur semble avoir fait des départ son thème de prédilection. Les premières minutes ne permettent pas d’y voir grand-chose mais on baigne dans une atmosphère déchirante avec une introduction d'un peu plus d'une minute comme on en fait plus assez où il laisse libre expression aux cordes, plus présentes sur cet album. On bascule doucement sur « Dirty Night Clowns » qui donne un peu le ton du coeur de l’album (« No more Pirates », « Firefiles »…) où l’on croise des mélodies pop ludiques, une pointe régressives. Ce qui rend l’ensemble légèrement déroutant mais amusant dans une atmosphère qui prône parfois la recueil et l’apaisement (« Raw and awake », « Over and Over », « Hands on the Radio »). « Hometown Girl » nous fait traverser l’Atlantique et les époques. « Lucioles en ré mineur » sonne comme une petite blague. « Things She said » semble plus être murmuré  à l’oreille plutôt que chanté.  On a déjà plus envie que ça s’arrête mais il est déjà temps de se dire une nouvelle fois au revoir sur une reprise d’un des morceau fort de l’album dans « Pirate reprise ». Que retenir de cet album?Le cadre, très épuré. Les paroles, traitant des relations avec pointe de désillusion. Le talent et la liste est encore longue. Il reste impossible de révéler tous les secrets de cet album à la fois gai, subtile et profond  . Retenez juste qu’il le dédie à quelqu'un qui lui est cher  et qu’il serait vraiment dommage d’affronter l’automne qui s’annonce sans sa compagnie.

+El radio
Par The Clandestines - Publié dans : Chroniques de disques - Communauté : webzine musical
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Samedi 22 août 2009

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Mois de juillet, pleine après-midi, journée ensoleillée, jardin du Luxembourg.
Rendez-vous avec Morgan Manifacier. 
En pleine tournée, de passage éclair à Paris, le français exilé en Californie nous accorde quelques heures.
Heures que nous mettons à profit pour tenter de savoir ce qui le meut, ce qu'il entreprend, ce qu'il projette...



Comment as-tu commencé la musique ?

 J’ai commencé la musique quand j’ai commencé à en avoir marre de jouer au foot avec les mecs du village d’où je viens. Je suis d’Avignon, d’un petit village qui s’appelle Barbentane où tout le monde ne faisait que jouer au foot ou fumer des joints. Alors, j’ai commencé à faire du piano avec une espèce de vieille femme qui habitait là, ma mère m’a dit qu’elle pourrait me donner des cours le mercredi après-midi. Ensuite, j’ai commencé à m’intéresser plus à la guitare. Je suis monté sur Paris et mon oncle m’a emmené à Pigalle acheter une guitare pas très chère, genre 150€. J’ai commencé à jouer, mais je n’ai pas pris de leçons parce que je n’avais pas envie, ensuite parce que je n’avais pas d’argent et  que je n’avais pas le temps forcément. J’étais un peu loin de tout ; il fallait aller sur Avignon, prendre le bus qui ne venait pas souvent, c’est tout un autre contexte. J’ai donc préféré apprendre tout seul et c’est un peu comme ça que ça a commencé.

 

Une tranche d’âge pour toutes ces choses..
 J’ai acheté ma première guitare, je devais avoir 14ans et demi. Et le piano, c’était en 5ème, donc je devais avoir 10ans.

 

Quel a été l’élément déclencheur ?

 C’est quand je suis allé aux Etats-Unis pendant dix mois. Je suis allé à un concert des Cold War Kids. C’était à San Francisco dans une salle qui s’appelle The Fillmore, qui est vraiment super parce que chargée d’histoire. Led Zeppelin avait joué là bas et plein de groupes des 70s, comme les Who y sont passés. Et j’ai vu ce mec là, avec une voix complètement folle, parce qu’il a une voix folle ce mec, faut le dire. Il chante en voix pleine et super aigue, enfin c’est incroyable. C’est quand j’ai vu ces mecs là prendre autant de plaisir sur scène que je me suis dit pourquoi pas tenter de faire un truc comme ça.

 
Comment se sont forgés tes goûts musicaux ?
 Il faut dire que j’ai écouté pas mal de mauvaise vib quand j’étais plus jeune, dans le sens où je ne viens pas vraiment d’une famille de musiciens. Mes parents aiment bien la musique mais ce n’était pas vraiment important dans ce qu’on vivait à la maison. D’ailleurs, je me rappelle, le 1er CD que j’ai acheté c’était Cinquième As de Mc Sollar, qui reste un bon CD n’empêche. Après, j’ai commencé à écouter de la musique classique parce que c’est tout ce que j’avais en CD. Et puis j’avais des potes qui écoutaient de l’espèce de punk bizarre… enfin des trucs un peu différents de ce que je fais aujourd’hui.
Et c’est quand je suis parti aux Etats-Unis que j’ai commencé à vraiment découvrir les racines du blues et de la folk. Là, j’ai connu plein de gens qui faisaient de la guitare mais pas qu’un peu, qui avaient un très très bon niveau et qui m’ont fait découvrir pas mal de choses musicalement. Donc, c’est surtout grâce à des rencontres je pense.

 

Quelles sont tes principales influences, par rapport à ce que tu fais aujourd’hui ?

 Il y a un type qui m’influence tout le temps, c’est le mec avec qui je suis en tournée, qui s’appelle Travis Vick, qui a 19ans et qui est un excellent musicien avec une super voix. Il a vraiment un super jeu de guitare et il m’a toujours impressionné.

Sinon, par rapport à ce que je fais ; je dirais Bon Iver, Au Revoir Simone même si ça ne se voit pas trop. Et puis Neil Young, j’adore vraiment Neil Young.

      
Y a-t-il des artistes avec qui tu aimerais particulièrement collaborer ?

Oui, bien sûr. J’aimerais collaborer avec Neil Young (rires), ce serait sympa. Mais je collabore vachement avec Travis, donc c’est déjà pas mal.

 

Et le rêve, le duo super intéressant, ce serait ?

 Avec Justice. J’aimerais bien faire un duo avec Justice, ce serait une bonne expérience de vie.

 

Ta conception d’une réussite musicale ?

 Galérer, c’est vraiment dur; donc pour objectif premier je dirais ; payer mon loyer à la fin du mois. Sinon, j’aimerais pouvoir rester complètement indépendant par rapport à ce que je fais aujourd’hui. Plein de gens le disent, mais c’est parce que c’est vrai. C’est important, parce que quand on voit les gens qui tournent dans les majors et qui font de la soupe, ça fait un peu peur. Le premier album de Coldplay par exemple est bien, mais disons que par la suite… je n’ai pas été surpris par Viva La Vida. Alors qu’il y a des artistes comme Radiohead qui ont fait un dernier album encore meilleur que le précédent. C’est comme Sigur Ros qui a fait un dernier album magique, alors que les précédents étaient déjà superbes. Et c’est ça que j’aime chez les grands artistes comme ça, ils arrivent toujours à surprendre les auditeurs, même s’ils ont fait des choses incroyables auparavant. J’aimerais pouvoir faire ça.

 

Chanter seul, une évidence ?

 Ca s’est imposé parce que je bouge tout le temps. C’est très compliqué de trouver des musiciens qui bougent avec moi, surtout à notre âge où on est tous en quête de savoir ce qui va se passer dans notre futur. Le groupe que j’ai en ce moment c’est Travis et mon pote qui s’appelle Steve qui est aussi américain. On tourne ensemble en ce moment. Ils connaissent les chansons et ils savent comment ça se passe. Après si j’ai la possibilité de rencontrer des musiciens et de rester avec eux, parce que je n’habite pas très loin de chez eux et qu’on est un peu dans la même optique musicale et personnelle, je pense que ça serait intéressant ; surtout en live. Mais ça ne m’empêcherait pas de faire des concerts en solo. J’apprécie vraiment de faire des choses seul, parce que ce sont mes chansons à moi et que je sais ce qu’elles me font ressentir à moi et ce que j’ai envie de faire ressentir aux gens avec qui je chante.

En ce sens, je pense que c’est différent de composer dans un groupe parce qu’il faut mettre toutes les têtes ensemble et se décider à travailler ensemble et moi j’aime quand même avoir mon propre truc.

 

 On aurait tendance à concevoir ta musique comme quelque chose d’assez folk ; est ce que tu confirmes la tendance ou est ce que tu la qualifierais comme plus complexe, ou au contraire moins catégorisée ?

 C’est marrant parce qu’on m’a posé un peu la question. On était sur le Pont des Arts avec plein de gens bourrés partout, c’était assez rigolo. On a posé la question à Travis et à moi  « est ce que le concert s’est bien passé etc, et vous faites quoi comme type de musique ? » Et Travis a répondu, « on fait de la folk mais en moins chiant » (rires). Donc, je pense que ça peut être dans la catégorie folk parce que je ne me placerais pas du tout dans la catégorie rock ou pop. Peut-être folk indépendant, mais je n’aime pas trop catégoriser. En tous cas, je confirme tout à fait cette tendance folk.

 

Tes disques du moment ?

 D’abord, il ya For Emma, Forever Ago de Bon Iver, c’est sûr. Toujours Across de Justice qui tourne. J’écoute aussi le dernier album de Grizzly Bear. Alopecia, l’album de Why ?, groupe qui fait des musiques pas vraiment électroniques, mais en tous cas toujours parlé, tendance rap, c’est vraiment terrible.

      
Qu’est ce que ça t’apportes, par rapport à ce que tu fais, Justice et la musique électronique en général ?

 Justice m’apporte énormément sur les rythmes et les contretemps, c’est super super intéressant à travailler surtout au niveau de la guitare. Quand tu fais des contretemps en guitare, c’est extrêmement plaisant à l’oreille. Et puis j’aime surtout les rythmes des beats de Justice.

Sinon, je suis un grand fan de musique électro. D’ailleurs, je ne suis pas content parce qu’il y avait Calvi on the rocks le 3 juillet et j’habite Calvi donc j’aurai pu y aller. Il y avait  une grosse programmation ! Il y avait Busy P et toute la prog d’Ed Banger. C’est un peu chiant, j’aurai bien aimé être là..

 

Tes albums favoris ?

 Tropism de Bexar Bexar qui est de Dallas au Texas. Après, il y a Music For Tourists de Chris Garneau, un super CD. Aussi, le premier album de David Bowie. En fait, j’adore toujours autant David Bowie et je trouve vraiment son évolution super, il a bien su gérer sa carrière. J’ajouterai Robers and Cowards de Cold War Kids. Dernier album favori, Cinquième As de Mc Sollar, j’adore définitivement ce CD. (rires).

 

Ta première scène ?

 Ma première scène était en novembre 2007, c’était dans un café qui s’appelle le Queen Bean Coffee en Californie. C’était un open mic, j’ai fait trois chansons mais je ne sais plus trop lesquelles. J’ai du jouer  « A la Faveur de L’Automne » de Tété et deux autres chansons. C’était vraiment super parce que cette nuit là, j’ai rencontré plein de gens qui faisaient parti de la scène californienne de la Vallée centrale et c’est un très bon souvenir.

 

Qu’est ce qui te plaît à Paris ?

 Ce qui me plaît à Paris, c’est que si tu croises quelqu’un dans le métro, jamais il ne te dira bonjour alors que si tu le croises dans une soirée, il te sautera dessus limite ; ça me fait marrer ça.

J’aime bien marcher dans Paris en vrai, je ne sais pas où je vais en fait, parce que je ne suis pas parisien et j’adore tomber sur des endroits super sympas. La dernière fois je suis tombé sur le Luxembourg, c’était terrible. Il y avait des photos partout parce qu’il y avait une expo. Ouais, marcher dans Paris, c’est vraiment bien. Ce qui est rigolo c’est que  ça fait maintenant 10 ans que mon père est parisien et il connaît à peu près tous les bons restaurants et les bons trucs où aller ; mais la dernière fois on s’est perdu parce qu’on était allés au concert de Soko à côté du Pop In. C’était un concert qu’elle avait annoncé deux jours avant. On est tombés sur une espèce de mec qui faisait du couscous, on ne connaissait pas du tout et c’était super bon. Euh… comme quoi on peut toujours avoir des surprises et c’est ça qui me plaît dans Paris.

 

Tu penses que les Etats-Unis ont eu une grande influence sur ta musique ?

 Ah oui, ça a complètement changé ma conception de la musique. Totalement. Dans le cadre dans lequel je suis parti, il y a eu une espèce de phénomène de remodélisation dans le sens où j’étais vraiment coupé de tout : de ma famille, de mes racines. Je ne pouvais pas revenir entre temps donc ça a été dix mois d’un coup et je n’avais pas forcément l’argent pour téléphoner en France. Ca a été un total renouveau. C’est comme si je réapprenais à faire de la musique, à écrire des chansons et rencontrer des gens.

D’ailleurs, je ne rencontrais pas les gens de la même façon qu’en France, et on ne restait pas en contact de la même façon non plus. Ca a complètement changé ma vision de la vie en général. Et ça change forcément l’acte de créer dans la composition musicale. Dans mon expérience ça s’est passé comme ça.

 

Parti pour la musique ?

 Je suis parti parce qu’à la base, comme 99% des étudiants je ne savais pas quoi faire, que je n’avais pas un très très bon dossier au lycée et je n’étais pas prêt à venir vivre sur Paris. D’ailleurs, je ne suis toujours pas prêt à venir habiter sur Paris. Ici, tout va trop trop vite, c’est assez impressionnant.

En général, surtout quand je suis en Corse, j’ai beaucoup de temps pour moi ; pour penser, boire mon café, fumer ma cigarette. Et je n’ai pas l’impression que j’aurai le temps de faire ça ici. Et puis je me connais: j’irai tout le temps prendre des cafés dans des terrasses et prendre le métro, et ça coûte cher. Je ne me contrôlerais pas et je sais qu’à la fin du mois, ça aurait été super super dur. Je ne suis pas encore prêt à vivre à 45 000 à l’heure en fait.

 

Tu comptes retourner aux Etats-Unis ?

 Oui. Normalement, je dois y retourner fin aout pour 4 ans d’études dans une université à Oakland qui est à un pont de San Francisco.

 

Un peu le berceau de la folk… 

 Un peu, ouais. D’ailleurs il y a toujours des quartiers hippies en Californie, c’est assez rigolo. Mais l’avantage de cette situation, c’est que je ne suis pas du tout obligé de rester là bas donc si j’ai envie de partir pour les vacances, si j’ai un peu d’argent, je pourrai très bien revenir pour trois semaines ; faire deux-trois dates sur Paris, revenir voir ma famille. Ce n’est plus une barrière du tout.

Et je vais étudier la musique ; vu que je ne l’ai jamais apprise, ça m’intéresserait pas mal de l’apprendre maintenant.

 

Qu’est ce qui a traversé l’océan avec toi quand t’es rentré des Etats-Unis ?

 Spirituellement ? J’ai ramené de l’amour. Quand je suis parti, j’avais beaucoup de désarroi en fait, je ne savais pas trop ce qui allait se passer dans ma vie à ce moment là. Le fait que ce que j’entreprenais ait une signification m’a apporté un peu de sécurité. Donc forcément, dans ma vie ça m’a apporté plus d’affection pour ma famille, de la reconnaissance. Mais ça m’a aussi apporté des déceptions dans le sens où je me dis que si j’ai pu le faire là bas, pourquoi je n’aurai pas pu le faire ici ? Qu’est ce qui se passe en France aujourd’hui pour qu’il y ait un tel blocage par rapport à l’interaction entre les gens ? Parce que c’est vraiment moins compliqué de partager des choses, de rencontrer des gens et de faire vivre sa musique là bas que ça ne l’est ici pour moi ; alors qu’ici il y avait déjà une base et que là bas il n’y avait rien. Quand je parle de base, c’est par rapport à l’expérience et dans la musique et dans la base médiatique. Je n’avais pas de MySpace quand je suis arrivé là bas et j’ai quand même pu faire plein de concerts et enregistrer le CD. En France, je n’aurai pas eu de MySpace, je n’aurai jamais pu faire de date à Paris.

 

Qu’est ce qui revient souvent quand on parle de toi ?

 Euh... mes cheveux. C’est incroyable, tout le monde est obsédé avec mes cheveux spécialement mes parents (rires), ma mère ne le comprend pas. Mais il faut que je les coupe parce que ça commence à devenir un peu long là. A chaque fois je m’excuse pendant mes concerts ; « excusez-moi pour mes cheveux. Je sais, vous vous demandez, mais pourquoi ? » .

Sinon, je me rappelle qu’une fois, une fille m’avait envoyé un message pour me dire que ma musique avait un effet hypnotique sur elle. C’est revenu 4 ou 5 fois et ça m’a fait un peu peur en fait. Je ne vois vraiment pas en quoi ça peut être hypnotique. A moins que tu sois dans une très mauvaise situation ou vraiment en dépression…

La seule vraie critique que j’ai eue c’était par une fille que j’avais rencontrée, elle m’avait dit que ça sonnait un peu trop enfantin, ce que je peux comprendre quand on écoute des choses plus rock’n’roll ou un peu moins soft je dirais.

 

Tu ne trouves pas quelque chose d’assez nostalgique dans ta musique ?

 Ah si complètement. Mais je vis dans la nostalgie, toujours. J’ai beaucoup de mal à regarder devant moi dans le sens où la nostalgie a été à la base de tout ce que j’ai écris en fait. Même si il y a des chansons comme « I Lost My Dog » qui a une base super gaie ; le moment où je l’ai écrite était un moment très dur. Il y a beaucoup de nostalgie dans ce CD mais c’est en même temps ce que moi j’aime écouter. J’adore écouter des artistes nostalgiques parce que ce qu’ils racontent sont des histoires vraies en général et qui me touchent moi personnellement beaucoup plus que « I Kissed a Girl » de Katty Perry ou « Womanizer » de Britney Spears.

 

De quoi parlent tes chansons ?

 Ca va sonner un peu récurrent mais c’est vrai que ça raconte des moments qui m’ont laissés le cul par terre, excusez moi l’expression. Ce sont des moments ou des personnes qui m’ont fait réaliser que je pouvais faire un pas vers l’avant, sans forcément faire de pas vers l’arrière. « Red Moon », c’est une chanson qui raconte un rêve que j’ai eu un jour et qui m’a complètement bouleversée et puis, il y a une chanson qui raconte une histoire vraie et qui est complètement plongée dans un drame de vie. Donc, en général mes chansons parlent de moments que j’ai vécus ou de personnes que j’ai rencontrées.

 

T’as pas été tenté de reprendre un peu des chansons pop comme beaucoup d’autres artistes ?

 La seule reprise que j’ai faite et que j’ai pu mettre sur MySpace, c’était « Life on Mars ? » de David Bowie qui est vraiment une superbe chanson. Mais sinon je ne vois pas vraiment le but de faire une reprise pop. Ce que j’avais apprécié chez Julien Doré, c’est qu’il avait repris « Moi, Lolita » ; j’ai trouvé ça choquant mais ça m’a plu. Mais jamais je ne pourrais faire ça.

Bon, j’ai fait une reprise pop je dois l’avouer ; c’était « Hot and Cold » de Katty Perry. D’ailleurs je vais peut-être l’enregistrer. En fait, des connaissances m’ont proposé de faire une chanson dans une chambre de leur appartement. Le principe, c’est qu’un artiste vient, fait une chanson, l’enregistre et la met sur Youtube. Ils ont eu Cocoon et plein de petits artistes sympas. Ils m’ont invité à le faire. Je suis passé par Clermont-Ferrand et j’ai enregistré « Hot’n’Cold » ; elle sera peut-être en vidéo sur Youtube. Mais sinon, c’est vrai que je préfère me concentrer sur mes compositions à moi plutôt que de faire des reprises pop ou autre d’ailleurs.

 

Des projets sur le feu ? 

 On est en train d’essayer de finir de tourner le documentaire qu’on a filmé pendant la tournée. Je ne sais pas si on va vraiment le sortir en DVD, ça serait pas mal de mettre des petites vidéos. Mais le gros projet reste l’enregistrement du prochain CD qui se fera surement encore en Californie, là où j’ai enregistré mon premier disque. C'est-à-dire dans la maison d’un ami, qui enregistre souvent des gens. Je le ferai donc toujours avec les mêmes personnes. Mais ce qui va changer, c’est le fait qu’on ait été séparé puis remis ensemble, donc on a évolué chacun de notre côté un petit peu différemment et on va essayer de partager ça et de faire quelque chose de différent du premier CD.

Moi je l’aime beaucoup ce CD mais c’est vrai que j’aimerais faire quelque chose d’un peu plus crade dans le jeu de guitare, un peu plus bluesy. Un nouvel EP à venir donc.

Pour les dates, l’enregistrement est prévu fin septembre. D’ailleurs j’ai déjà le titre du CD, je pense savoir combien il y aura de chansons dedans et il sera surement disponible mi-octobre. Je vais en parler avec Believe, mon espèce de label indépendant et mon directeur artistique, et je pense qu’on le fera sortir mi octobre aux Etats-Unis et fin octobre en France.

 

Est-ce que c’est un rêve pour toi de signer dans une grande maison de disques ou est ce que tu préfères rester dans un petit réseau indépendant ?

 Je n’ai pas réalisé ma tournée avec des managers etc, je travaille un peu tout seul en ce moment. Sauf pour la promotion, Believe s’en occupe un peu et m’a par exemple mis « Red Moon » sur la compilation ; ils m’ont aussi mis en artiste du mois sur un site de musique qui s’appelle Musicme. Alors signer, oui j’aimerais bien parce que ça me permettrait d’avancer encore et ça pourrait déboucher sur pas mal de choses, mais tout en restant éloigné de tout ce qui est majors etc. Même concernant les labels indépendants, je suis un peu retissant de temps en temps, parce que tu ne peux jamais savoir à l’avance lequel sera le mieux pour toi. C’est en réflexion, quand je saurai je vous en parlerai, mais pour l’instant je n’en ai aucune idée.

 

La question que tu aimerais qu’on ne te pose pas ?

 Je  n’ai pas fait 10 000 interviews non plus mais je n’aime pas répondre à la question « tes plus grands disques » parce que je ne sais jamais à quoi penser et là je suis sûr que je vais rentrer chez moi et je vais me dire « putain, j’ai oublié de leur dire ça, fait chier, merde ! » (Rires). C’est vraiment la question à laquelle je n’aime pas répondre… désolé ! (rires).

 

Les échos sur tes concerts ?

 Ca peut paraître peut-être prétentieux mais je n’ai jamais eu de mauvais échos. Bon, je n’ai pas fait des centaines de salles non plus, donc je n’ai peut-être pas eu trop l’occasion de me planter, mais j’essaye vraiment de faire de mon mieux parce que c’est super important de faire un super concert parce que ça laisse un super souvenir.

Il y a des concerts où ça ne s’est pas très bien passé. C’était à Lille, il y a quelques jours, le son était vraiment affreux et il faisait super chaud. J’ai eu deux/trois problèmes avec ma guitare et je n’arrivais plus à l’accorder, c’était un gros bordel ! J’ai passé cinq vraies minutes à accorder ma guitare pendant que Travis racontait une histoire et c’était super super embarrassant. Mais, à part ça, ça s’est plutôt bien passé.

Mais c’est vrai que quand t’es dans une galère, tu sais que l’auditeur n’écoutera pas forcément ce que toi tu voulais lui faire écouter et ça te laisse une mauvaise impression, tu penses que tu pourrais faire mieux etc. C’est important pour la confiance de quelqu’un qui fait de la musique de savoir  qu’il a fait de son mieux et que ça a rendu pas mal. Sinon, c’est plutôt dur pour le mental.

 

Jamais de gros problèmes sur scène ?

 Genre perdre mes moyens des trucs comme ça ? Non, jamais. Je fais pas mal de blagues, même si ça peut paraître bizarre sur mes cheveux, des trucs comme ça (rires). Je discute avec les gens sur scène parce que tu ne peux pas du tout avoir la même conversation avec un mec avec lequel tu bois un café, qu’avec quelqu’un qui fait de la musique sur scène ou quelqu’un qui vient écouter dans une salle de concert. C’est vraiment super particulier et c’est super cool, vraiment génial.

 

Et tu n’as pas peur qu’avec le temps, tout ça disparaisse un peu ?

 Ah non, moi s’il le faut je débranche ma guitare et je chante au milieu. Il ya plein de gens qui gardent ça. Il y a un mec qui m’impressionne, c’est le chanteur des Fleet Foxes qui, quelques fois débranche sa guitare et gueule et chante avec les gens, et c’est super. Je pense que vraiment si tu te donnes et que tu mets du cœur dans ce que tu fais, il y aura toujours un moyen d’établir un contact avec les gens sur scène, même s’il n’y a pas forcément de dialogue, il y a toujours une espèce de lien.

Il suffit de voir les Beatles, ils ont fait des stades et tout ça et ils racontent qu’en interview, il y avait quand même pas mal de contacts avec les gens, moi ça m’impressionne.

 

Ce que tu préfères dans la musique ?

 C’est l’après live. Relationnellement, c’est le plus intéressant parce qu’il y a quand même des gens qui viennent me voir à la fin. Et c’est à ce moment là que tu discutes et à ce moment là que tu rencontres des gens et qu’il y a un certain nombre d’opportunités qui s’ouvrent à toi. Et puis d’entendre que tu as fait un bon travail, c’est super réconfortant et c’est vraiment ce qui te pousse à continuer.

Autre chose, quand tu collabores avec des artistes sur un enregistrement et que tu écoutes après ce que ça donne, t’es vraiment content et là tu te sens vraiment pousser des ailes, c’est génial ! T’entends plein de détails auxquels t’aurais pas pensé. Ce mec là s’est dit, tiens on va faire ça, il le fait et toi tu n’es pas au courant. T’écoutes après et tu te rends compte que ça donne une forme particulière à la chanson, c’est super émouvant. Ca te montre qu’il y a des gens qui font les choses dans ton sens et dans le relationnel c’est super cool.

 

Que dirais-tu aux gens qui vont lire cette interview ?

 Il ya plein de gens qui m’ont envoyé des messages après les concerts et qui m’ont dit « c’était super, je me suis régalé et j’ai passé un super bon moment. Par contre, je ne suis pas venu te voir après le concert parce que j’avais trop peur ». Alors ça déjà, je n’ai pas compris ; parce que je ne m’appelle ni Bono ni Thom Yorke. Alors, venez me voir à la fin du concert si vous voulez me dire quelque chose ou m’acheter un CD ; venez me voir, il n’y a pas de soucis quoi. Je ne vous mangerai pas et je vous donnerai un sourire. Ca m’est arrivé quelques fois et je trouve ça dommage. Si quelqu’un vient me voir juste pour me dire « c’était cool aujourd’hui » ; ça fait chaud au cœur et c’est rassurant, parce qu’on ne sait jamais vraiment comment ça s’est passé depuis la scène. 

Par The Clandestines - Publié dans : Interviews clandestines - Communauté : webzine musical
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Mercredi 12 août 2009

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Présente toi en quelques mots.
Je m’appelle Etienne,  j’ai 24 ans. Je suis étudiant (plus pour longtemps), DJ, producteur, blogger, chroniqueur et aussi organisateur de soirée.  Je trouve le temps de respirer de temps en temps. Je ne cache pas que je ne dors pas toujours énormément mais ce n’est pas grave: on est jeune et c’est fait pour. Je fais tout cela mais rien de quasiment professionnel. Le Djing me rapporte un peu d’argent de poche mais c’est pas de la folie; comme je suis en alternance dans  mes études; c’est là où je gagne ma vie. Sinon je suis passionné de musique et d’art en général. C'est assez difficile à gérer. J’ai beaucoup de travail et je suis un peu hyperactif même si je me permets de ne rien faire le dimanche. Cette année j’ai eu beaucoup de mal et par exemple le blog,  je laisse surtout mon frère, Alex, s’en occuper. Pour le Djing  j’accepte tous les booking que l’on me propose. Après je m’arrange en dormant un peu moins. Au bout d’un moment comme la machine est plus ou moins lancée le truc me porte et je suis obligé de répondre à mes engagements.

Pourquoi peut-on dire que tu es passionné de musique?

C’est vraiment de famille, il ya lui [Alex] , mon père aussi et moi depuis tout petit. En primaire j’avais des cahiers de brouillon où je m’amusais à gribouiller des noms sur les cotés de mes cours. J’ai pas arrêté, je le fais encore. Ce sont juste les groupes qui ont changé. On est passé du dessin d’Alice Cooper avec un mec aux dents de vampire avec du sang qui coulait à Phoenix et des truc plus pop, plus indés.
J’y pense toute la journée et tout ce que je fais à l’exception de mes études - puisque je fais des études de développement durable et santé - se rapporte à la musique. Quasiment tout ce que je fais est orienté en fonction de la manière dont j’écoute de la musique comme mes fringues. Le matin, au réveil j’ai très souvent de la musique. J’ai énormément de disques.  Je fais de la musique et j’aimerais bien en vivre donc je pense que l’on peut dire que je suis passionné de musique.

Premier Concert.

Mon tout premier je crois que c’était en 1993, Prince à Barcelone. Mon deuxième c’était Black Sabbath un an ou deux ans plus tard à New York avec en première partie MotörHead. C’était assez drôle, j’étais avec mon père. Mais sinon à titre personnel, le premier concert où je suis allé moi-même c’était Les Dead Sixties en Septembre 2005 à la Boule Noir. Il n’y avait quasiment que des journalistes dans la salle et c’était drôle car on avait rencontré des gens que l’on connaissait.  A l’époque, je commençais tout juste à me remettre au rock avec Franz Ferdinand vers 2004 et avant  il y avait peut être les Hives et Interpol qui m'avaient interpellé. Le phénomène Strokes, White Stripes etc m’était un peu passé au dessus. C’est vraiment Franz Ferdinand qui m’a accroché et les Raptures ou les trucs comme ça. On a donc commencé à se faire des concerts avec mon frère. On était allé voir les Dead Sixties après on a fait d’autres concerts genre les Ordinary Boys à la Maroquinerie, La Cazals à Boulogne...

Premier CD.
Je préférerais objet musical parce que la première cassette que j’ai acheté c’était  Les Beatles. J’avais six ans  et je l’avais achetée 55 francs à la FNAC des Halles. C’était « Magical Mystery Tour ». Sinon le premier CD c’était « Smash » de The Offspring en 1994. C’était la fin de ma période rock, punk à roulette, j’avais neuf ans. J’aimais beaucoup et même maintenant je le trouve pas mal. C’est énergique, plein de frustrations adolescentes donc assez cool.Par contre ce qu’ils ont fait après c’est un peu de la merde.

Premier coup de coeur artistique.

Clairement Miro. En fait depuis que je suis gosse je vais quasiment tous les ans en Espagne du côté de Barcelone qui est très marquée par Miro. Il y a la fondation Miro. J’y étais allée avec mes parents qui adorent aussi et mon grand père qui est très fan. Ça m’avait vachement marqué car c’est quelque chose de vachement accessible quand tu es gosse.  C’est très coloré et il y a un truc assez ludique, assez rigolo et en même temps assez non conventionnel par rapport à ce que tu connais quand tu es enfant. J’ai trouvé ça vraiment sympa et donc indirectement je me suis intéressé à des choses de la même période espagnole: Picasso ou Dali. Mon premier coup de cœur reste Miro même si depuis mes goûts se sont largement développés.  Je suis allé vers des choses beaucoup plus abstraites  ou un peu plus intellectuelles.

Premier Coup de cœur musical

Les Beatles, toujours. Quand j’étais petit, il y a avait deux ou trois groupes que j’adorais. J’avais 5 ou 6 ans . C’était Beatles AC/DC et  Queen. Parmi les disques de mon père c’est vraiment les Beatles que j’appréciais le plus, c’est très accessible. Je me passais la vidéo de « Yellow Submarine » en boucle. Finalement quand je l’ai revu, avec le recul c’est assez psychédélique mais quand t’es gosse c’est un dessin animé vachement drôle.


Tes icônes.
Il y a forcement des personnages artistiques qui m’influencent plus ou moins directement. Justement mardi je voyais un concert des Talking Heads et David Byrne sur ARTE, c’est typiquement le genre de mecs qui m’impressionne beaucoup.  Mais plus évidement  Paul McCartney. Moins Lenon qui est un peu trop chiant dans son délire flower power. Chez David Byrne, j’aime bien  ce côté où il pousse le vice très loin. Il est très talentueux donc c’est facile mais quand tu regardes ses concerts, tu te rends compte qu’il invente plein de trucs. Même si aujourd’hui il y a des gens que je trouve important, il y en a très peu qui vont aussi loin dans la réflexion artistique. Dans quelque chose qui va toucher aussi bien les arts plastiques que les arts décoratifs, la musique que la cinéma; parce qu'en l’occurrence le concert est filmé par un réalisateur de cinéma qui après a fait des films très connus comme « Le silence des agneaux » ou « Philadelphia » je crois qu’il s’appelle Jonathan Demme. Il y a une mise en scène de son concert comme au théâtre avec des sortes d’happening  artistiques. C’est vraiment génial dans l’esprit.
David Bowie d’une certaine manière aussi mais des fois le coté glam tourne un peu au carnaval et je n’apprécie pas trop. Les Franz Ferdinand ont un peu ça même si personnellement ils me déçoivent un peu. J’aime bien l’esthétique limite constructiviste, limite Bauhaus. Par exemple la pochette du premier album est une copie totale d’une affiche Bauhaus. J’aime bien l’idée de réfléchir à la pochette, à la musique mais aussi à l’esthétique même que tu vas mettre. Dans Franz Ferdinand ils cherchaient plein de choses. Rien que le nom est très alémanique. Il y a une véritable réflexion derrière ce n’est pas  juste pour faire des chansons.

Finalement, il y a-t-il quelqu'un à qui tu t’identifies dans la musique?
Pas vraiment. Les gens que j’aime beaucoup ont tous une personnalité très forte donc j’essaie de développer ma personnalité plutôt que d’essayer d’avoir  un parcours proche de celui de quelqu'un. Je préfère faire les choses par moi même, avoir ma personnalité, chercher là où est mon point fort par rapport à d’autres gens. Là où je vais pouvoir chercher ma propre différence et me démarquer par rapport à tous les autres gens qui font de la musique ou écrivent; histoire d’avoir ma petite touche. Au fur et à mesure, je m’améliore. Évidemment que je suis influencé mais j’essaie le plus possible de ne pas me référer à quelque chose de précis même si  quand je fais de la musique je pars un peu d’une base et je me dis que je vais la faire « à la… ». ce n’est que le début. Je finis par partir sur quelque chose qui n’a rien à voir. C’est juste une accroche, un moyen de démarrer comme quand tu vas commencer une chronique. La première phrase est difficile après ça part tout seul avec les métaphores les machins que tu aimes bien utiliser et tu trouves ton style comme ça.

As-tu été déjà tenté d’avoir un groupe?
J’ai commencé à écouter de la musique électronique vers 13 ans à ce moment là le rock était assez chiant. Il y a eu la période Britpop mais c’était avant. J’aimais bien Blur mais sans plus. Mon père faisait de la musique et à l’époque je ne savais pas  jouer d’instrument et cela ne m’intéressait pas nécessairement. J’étais un peu lassé de la guitare alors je me suis  mis à l’ordinateur.  C’était vraiment un jouet dans le sens où quand mes potes jouaient aux jeux de foot sur console moi je jouais sur mon ordinateur. Mes premiers titres sont assez rigolo. J’ai mis du temps et au fur et à mesure ça a pris de l’importance surtout quand je suis sorti du lycée. Dès le départ je me suis intéressé aux trucs très pointus ce qui fait qu’au début de la fac j’ai commencé à sortir dans des endroits un peu particuliers. Au final, tu croises vite les mêmes personnes, tu rencontres vite des gens. La musique qui m’intéressait ne sortait quasiment pas en CD. A l’époque Internet c’était du 56k et télécharger sur Audio Galaxie ça prenait des heures. J'ai donc commencé à m’acheter des vinyles, d’où l’idée de m’acheter des platines, au départ juste pour écouter, puis j’ai commencé à mixer. J’ai commencé à rencontrer des gens à qui ça plaisait parce que j’étais l’un des seuls à faire du dubstep, break beat, garage en France à l’époque. C’est comme ça que je me suis retrouvé à mixer au Nouveau Casino.
Mon frère a aussi joué un rôle dedans. En fait c’est lui qui a commencé par faire de la musique électronique. Moi je le voyais et on s’amusait un peu ensemble. Au début c’était vraiment de la blague. Ca vient aussi du fait que  lui comme moi étions un peu lassés de la guitare. Cite moi des trucs de Rock en 1999? Il n’y a rien. Tu me dis 2001 il y a les Hives, Godspeed You  Black Emperor, 2003 Interpol mais en 1999 il y a que dale. Il n’y a que du métal.
Il y avait un peu de rock indé américain mais c’était vraiment trop pointu pour moi que je n’aurais pas pu trouver par moi-même alors qu’en musique électronique c’est l’époque des Daft Punk en 1997 et Basement Jaxx l’année suivante et Fat Boy Slim. C’était des trucs qui marchaient un peu mais qui pour moi étaient vachement rafraîchissant et intéressant alors que le rock ne me disait rien. J’ai commencé à faire de  la musique électronique en suivant un peu Alex et j’ai poussé le truc un peu plus loin. Très rapidement, je faisais des trucs pas trop mal qui ont intéressé les gens qui m’ont encouragé et au fur et à mesure ça a pris de l’importance. J’adore le Djing. C’est pas beaucoup de boulot , tu prends tes disques , tu mixes et il y a 300 personnes qui dansent devant toi et en plus mes premiers trucs en dehors d’une fois où j’ai fais un bar je suis allé direct au nouveau Casino. C’était pas nulle part  et loin d’être une petite salle. C’est vachement cool et surprenant. En plus j’ai toujours adoré danser et quand j’étais au collège je ramenais mes disques en boum et à chaque fois on me snobait. Ils préféraient mettre les tubes de l’été. J’étais tout seul à danser sur ce que j'avais amené en fin de soirée. Ce qui me fait marrer c’est que 4 ans plus tard non seulement je joue devant 300 personnes avec la musique et que j’aime et qu et j’arrive leur faire aimer c’est vachement agréable.

Premier DJ Set.

J'étais un peu sur les nerfs. Je ne me suis pas mal planté dans des trucs un peu techniques mais personne ne s'en rendait compte sauf Alex qui me lançait de grands regards. La deuxième fois ça s’est beaucoup mieux passé.  Il faut dire que presque 90% des gens ne s’en rendent pas compte, ce qui fait que tu prends vite tes aises . C’est finalement plus la sélection qui compte que la technique qui intéresse plus les organisateurs de soirée. Il n’y qu’à voir: il y a beaucoup de Dj qui sont star mais nuls à chier, enfin je dis ça je ne dis rien.

Tu composes par rapport à tes influences ou ton public?
C’est les deux. C’est là toute la difficulté du Djing. Quand t’es une super star tu peux te permettre d’arriver avec tes propres trucs et les gens vont forcement adhérer. Mais quand t’es un mec pas super connu comme moi, t’es obligé d’essayer de les accrocher avec des trucs. Pour ensuite les emmener vers autre chose qui ressemble un peu tout en étant différent et pas nécessairement dans leur vague. Si tu vas au Social Club, salle dans laquelle je n’ai jamais joué, il y a un public vachement fluo qui écoute Justice et compagnie. Tu leur mets des truc qui vont leur plaire et tu te tournes au fur et à mesure vers des trucs qu’ils ne connaissent pas nécessairement mais qui sont suffisamment relié pour que ça puisse leur plaire mais pas du tout au départ dans leur intérêts. Ça m’arrive de mettre du rock , moins souvent en soirée club, une question de tempo. Une des meilleures soirée que j’avais faite j’avais sorti les Arctic Monkeys et les Hives , les gens avaient adoré. Maintenant mettre du rock c’est un peu facile. Il y a toujours le mec qui te fout  Rage Against the Machine ou Nirvana en soirée et c’est un peu gavant. Aujourd’hui on prend limite plus de risques en mettant des classique de house ou de techno qu’en mettant des classiques de rock car tout le monde le fait. L’intérêt c’est d’utiliser ta culture musicale  pour essayer d’amener les gens vers des choses qu’ils ne connaissent pas  mais aussi qui te plaisent et qui leur plaisent. Le but c’est que tout le monde s’amuse et que moi je m’amuse avec eux .Que les gens dansent et consomment car au final c’est du business.

Meilleur endroit où tu as mixé ou où tu aimerais mixer?

J’adore le Nouveau Casino j’y ait déjà joué. J’ai gardé un excellent souvenir de Berlin. Un public très ouvert je leur mettait un peu ce que je voulais. Ils suivaient, très souriant. Pas trop de lourds de services qui voulaient que je passe un truc en particulier. On nous demande tout le temps un Red Hot, ou Britney Spears. Je ne la déteste pas mais c’est pas trop dans l’image de la soirée.
J’ai joué aussi à Lille dans un club qui a fermé depuis mais le public lillois est vachement cool car il a ce coté que t’as a Paris assez connaisseur  mais sans le coté snob branchouille parisiens.  Ils sont branchés mais ouvert et plus souriant alors qu’ à Paris des fois c’est vraiment un peu snob , un peu élitiste mal placé même si c’est pas partout comme ça. J’ai une résidence à la Java. Le public est assez open c’est un endroit cool et pas chère. Je l’ai aussi choisi parce que c’est un endroit assez cool et branché. Dans le sens où il y va y a avoir aussi bien des mec un peu banlieusards que des mec branchouille et tout cela se mélange assez harmonieusement. Je trouve qu'il y a beaucoup d’endroit à Paris comme le Régine’s où on a l'impression d'avoir affraire à des clones. Ça amuserait pas spécialement d’y jouer même si ça m’apporterait un crédibilité underground sur mon CV. En sois l’endroit même j’y vais pas trop en tant que client . Sinon A Paris endroit où j’aurais beaucoups aimé joué ce serait la flèche d’or. Une excellente programmation, pas chère, un publique open, un peu moins vers la fin mais c’était vraiment très bien.

Tes adresses.

La Flèche d’or était, à mon avis,le meilleur club de paris. Aujourd’hui je ne sais pas ce que je pourrais mettre. Peut être le Nouveau Casino. Ils sont pas mal même si je n'y vais pas si souvent que ça. Le social est un endroit sympathique. Sinon tu as aussi le Djoon, un club du 13eme assez pointu voir parfois un peu snob élitiste. En gros leur cilble c’est house/soulful avec un public très restreint. Des fois tu as l’impression  que c’est limite une secte. Ils se connaissent tous et patron connaît tous les client alors comme si ça tournait un peu en cercle fermé. Il y a un publique super réactif  qui danse beaucoup et souriant mais après tu ne peux pas te permettre trop de digression dans ce qu'ils aiment alors que dans d’autres endroits comme la Java dans ma soirée étiquetée plus ou moins électro/bassmusic je peux mettre du rock ou de la techno  si j’en ai envie c’est vraiment cool.
Pour les Bar je dirais le Motel. J’y vais trop souvent parce que la Vodka tatin est pas chère et très très bonne.  Il y a des mecs qui passent des disques,de petites sessions concert cool. Les Shades y sont tout le temps.  Les groupes français cool y passent en acoustique: Gogo Charlton, Tahiti 80, Fugu... C’est vraiment convivial avec ce coté un peu branché mais vraiment sympa. Alors que par exemple Pop in j’aime un peu moins. Déjà, un détail important, c’est plus cher et je m’y sens moins chez moi. Sinon il y a le Truskel que je commence à apprécier car pendant très longtemps je trouvais que c’était peuplé de Fake. Tous les faux Baby Rockeur de Paris s’y retrouvaient avec  leur perfecto, leur Ray Ban le soir en bande de mec sois disant dans un groupe parce qu’ils ont joué au Gibus deux jours avant ou sont arrivés aux quarts de final à Emargenza. En réalité ce sont tous des copieur des Libertines ou de Kings Of Leon. Tu commence à leur parler de musique indé un peu plus pointue ils disparaissent. Il ont toujours les mêmes influences.  Ils vont danseruniquement quand ils entendent les Libertines ou King of Leon. En revenche c’est sympa parce que c’est le seul club rock ouvert la nuit et tous les jours. C’est le plan loose idéal parce que l’entré est gratuite. Tu peux venir avec 15 potes et tu pars quand t’es fatigué .Pas besoin  s’habiller d’une manière particulière, d’amener 15 filles pour être sur  d’entrer ou d’être sur la liste.  Tu rentres comme dans un moulin et pour ça c’est vraiment bien. Dans les boutiques Gibert, Plus de Bruit, Le Silence de la Rue - vraiment le meilleur disquaire - et les puces. J’aime bien aussi cet endroit (les Arène de Lutèce ).
Dans d’autres  villes comme tout le monde je vais citer Londres. J'aime le rock donc c’est normal mais pas que pour ça. Il y a beaucoup d’endroits que j’aime bien: La Tate Modern parce que c’est gratuit et l’endroit est génial.  Je trouves que c’est plus fun que Beaubourg , les anglais sont un peu plus dégentés en général et je trouve que ça ressort pas mal à la Tate Modern. Dans les bars j’aime beaucoup le Bufallo Bar vers Highburry c’est  là où il y a les soirées ArtRockeur. Il y avait le Nambucca qui a brulé c’était dommage. L’Old Blue Last aussi très sympa que je comparerais un peu au Motel parce que c’est bourré de branchouilles étant donné que le truc appartient à Vice Magazine mais ils sont assez large à l’entré et les prix sont pas cher . La pinte a Londres doit être  à 3£, il ont une bonne programmation. Je me souviens d’être allé voir gratuitement Those Dancing Days qui étaient pas géniales et The Modelz qui a du disparaître depuis et dans le public il y avait Blane Harrison des Mystery Jets, le guitariste et le chanteur de We Are Scientist.  C’est comme ça Londres et personne ne vient les faire chier alors qu’à Paris tu vois certains groupes  toujours collés avec leurs groupies.
Berlin est vraiment incroyable comme ville même si aujourd’hui ça s’embourgeoise un peu. J'ai eu la chance d’y aller il y a 2 ans et l’année dernier pour y jouer. C’est vraiment une ville très libre tpour la scène cubling .C'est de la folie,. Ils ont tout. Ce sont des gens vraiment dynamiques artistiquement comme avait pu l’être Barcelone il y a quelques années. Il y a des endroits assez incroyables comme le Bar25, j’ai pas eu la chance d’y aller, qui est un club ouvert 6 jours sur 7 non stop. Tu peux gagner de l’argent dedans, tu peux dormir, tu peux tout faire.! Évidement ça s’accompagne avec  les berlinois d’une consommation asse élevée de drogue mais dans l’esprit je trouve cela totalement incroyable. C’est absolument inimaginable en France. On est plutôt dans un rythme très callé minuit à six heures. On a pas cette originalité et cette fantaisie que j'ai trouvée à Berlin. Je vous conseillerais d’aller à Berlin tout de suite ou dans les deux ans parce que  dans trois ans à mon avis c’est fini. Et en plus Berlin dans le genre villes pas chère c’est vraiment très bien. La bière est à 2.50€ à Paris c’est plutôt 5 à 7€ ce qui est assez important en club.
J’aime bien Barcelone mais pas de la même manière. C’est plus historique. J’y vais depuis que je suis tout petit  et artistiquement c’est vachement bien avec le Musée de Picasso, La fondation de Miro, Gaudit etc. Architecturalement c’est une ville magnifique et puis l’été au soleil aller faire un petit tour au Razzmatzz, prendre une petite Sangria et manger de tapas c’est quand même vachement cool.

Ta devise?
Je pourrais en avoir une que j’aimerais bien tenir « Ne remet jamais au lendemain ce que tu pourrais faire le jour même ». Je suis un éternel procrastinateur, c’est comme ça. J’essais de faire les choses quand je peux les faire et de ne pas trop remettre au lendemain.


Un objet.

Un vinyle des Mystery Jet .
J’aime beaucoup les vinyles, j’aime bien les objet, les pochettes cartonnées, les crédits, le toucher; le son même s'il n’est pas meilleur que le CD. J’aime bien les faces B et les disques quine sortent jamais en Cd. Je suis Dj donc j’ai un rapport asse particulier avec les vinyles. Les Mystery Jet parce que tout à l’heure je disais que je m’étais remis au rock par les Franz Ferdinand et etc.. Mais c'est ce qui m’a vraiment fait passé du coté du rock  et les truc un peu plus connu m’ont poussé à chercher des groupes indé un peu plus pointus. Je suis devenu maniaque de myspace. J'ai acheté ce disque totalement au pif. La pochette était cool et j’ai vu que c’était produit par James Ford moitié de Simian Mobile Disco et qui a produit entre autre les Arctic. Je l’ai amené chez moi je l’ai écouté et  c’est quand même vachement pop un peu cheesy. Je l’ai écouté en boucle et c’est toujours un de mes morceaux préférés « You Can Fool Me » des Mystery Jet.





Dernières trouvailles musicales.

En rock en ce moment j’aime beaucoup les Little Comets, Stricken City avec la très sexy Rebekah qui sort avec le guitariste mais c’est pas grave.  Un groupe qui s’appelle My Tiger My Timing que j’aime beaucoup qui ont sorti un moraux en début d’année et qui sera mon tube de l’été « this is not your fire ».
Un truc que j’ai is sur mon myspace qui s’appelle Three Trapped Tigers c’est très abstrait. C’est du rock instrumental dans le délire Holy Fuck ou Battles. C’est assez sauvage j’aime bien. Findo Gask dont j’ai parlé sur le blog qui est vraiment un de mes coups de cœur. Leur single, sorti chez Angular ,est vraiment magnifique. Ca n’a absolument rien a voir avec ce que j’écoute. C’est un mec qui chante en falcetto limite cœur d’église très aigue  avec une instru un peu électro pop. C’est pas si loin de ce que pourrait faire Hot Chip mais dans une version vraiment plus  électronique et moins accessible parce qu’il y a beaucoup d’effet, de petits cut et de truc un peu glitchy comme on dit. Et c’est vraiment très bien fait très original. Je crois beaucoup en eux même si ça m’étonnerais qu’ils aient du succès un jour.
En musique électronique il y en a un qui se démarque ça s’appelle Udachi c’est un américain très sauvage car c’est de la bassmusic avec des basses très violentes . Au niveau production c’est vraiment des sons que j’aime beaucoup et ça reste très mélodique donc c’est vraiment très bien.
J’en ai pas vraiment en art. Mes différentes activité ne me laissent pas beaucoup de temps . J’ai des amis assez passionnées qui suivent encore mais le dernier truc que j’ai découvert c’était il y a deux ans: Philipe Ramette.Un photographe très influencé par Magritte. Il fat des photos très surréalistes dan sde positions en peu improbables plus ou moins en lévitation, marcher à l’horizontal sur un plan vertical.

Sur quoi travailles tu actuellement?

Plein de choses, toujours liées à la musique. En musique sur mes production personnelles. Des productions sur ce que je fais habituellement sous mon nom Hybu c’est-à-dire plutôt électro/bassmusic. J’ai peut être une nouvelle signature sur un label. Ensuite je travaille sur un projet Uk Garage c’est un style particulier qui me tiens beaucoup à cœur c’est un mélange de RNB et de musique électronique qui est fait en Angleterre avec une grosse influence  sound system jamaïquain typique carnaval de Noting hillderrière. On a un projet avec des potes et au départ on a fait le morceaux il y a 3ans et on veut le sortir depuis un certain temps. Je suis en train de rechercher des remixeurs. On a en a déjà quelques uns pour le sortir sur un label ou tout seul à la rentré. J’ai des projet d’organisation de soirées. J’ai aussi un projet personnel parallèle de faire de l’électro pop,  j’ai déjà des morceaux en cours. Aussi un projet techno j’en ai plein....et projet de vacance aussi partir, à St Petersbourg.

Comment te vois tu dans 10 ans?
J’en parlais il y a pas très longtemps avec un ami j’ai de gros problèmes de prospective. J’ai du mal à savoir ce que je vais faire dans un mois déjà. Dans 10 ans c’est inimaginable surtout qu’en ce moment je suis à une période charnière. Je serais diplôme BAC+5 en septembre et donc l’année prochaine je vais arriver face à une équation à savoir si je vais travailler ou tenter quelque chose  dans la musique. Surtout que je peux me le permettre vu que j’ai mes parents et que j’ai quelques économies. Je pense plutôt m’arrêter quatre ou cinq mois pour me consacrer à la musique et essayer de ma lancer. Si rien ne se passe je bosse et même si il se passe quelque chose  je fais les deux. De toute façon je ne pourrais pas bosser sans faire de musique et inversement. J’ai un peu du mal à me faire l’idée qu eje ferais que de la musique tout le temps car je pense que j’en perdrai de ma fraîcheur. Pendant très longtemps j’ai remarqué que les moment où j’étais le moins productif c’est en vacances  alors que théoriquement j’aurais plus le temps. Il me faut de la vie et des choses qui m’inspirent. La musique en elle-même ne m’inspire pas tant que cela c’est plutôt la vie en elle-même et c’est ça qui va me donner envie de faire de la musique qui va ma donner des mélodies. Si je fais que de la musique j’aurai peur de perdre vraiment mon petit truc.
Dans 10ans je ne sais pas je serais peut être une star du Djing… Je suis à peu près sure que je continuerai  faire de la musique et que je serai passé par une période où j’aurai un peu plus de succès que aujourd’hui. Je deviendrai jamais une star c’est pas mon but  qui serait plutôt de m’amuser. De vivre une partie de ce j’aime vraiment et en même temps je me vois tout à fait travailler. Aujourd’hui je me dirigerai plus vers le développement durable mais dans 10 ans ça risque d’avoir changé.

Une chanson pour illustrer ton portrait.

« Eleanore Rigby » des Beatles. Les textes sont vachement tristes mais c’est ma chanson préférée des Beatles. C’est la seule raison pour laquelle je la choisi et puis choisir un truc mi-rock, mi-électronique c’est trop compliqué. Il y en a trop, autant choisir ma chanson préférée.


Un titre pour ton portrait.

45rpm. Mes potes me vannent trop par rapport à ma collection de vyniles. Je dois en avoir 5000 alors je ne vois pas de meilleurs titre.


+ Hybu
Par The Clandestines - Publié dans : Portraits Clandestins - Communauté : webzine musical
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THE DRUMS EP
"We only write about two feelings: one is the first day of summer when you and all of your friends are standing on the edge of a cliff watching the sun set and being overcome with all of your hopes and dreams at once. The other is when you're walking alone in the rain and realize you will be alone forever." Pas la peine d'aller plus loin que les deux première lignes de leur biographie pour adhérer a cette nouvelle sensation de la scène New Yorkaise. Coté nom ils optent pour le  "THE + n'importe quoi" mais la qualité de leur prestations pardonne vite cette légère maladresse
Presque Culte.

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Exlovers

 







Sticken City

The Drums




















The Parisians





[We Are]

Groupuscule formé lors d'une séance de culture obligatoire, les Clandestines répondent aux noms d'Alison et Rebecca. 
Actuellement basé quelque part en Ile-de-France, le duo trouve son union dans l'amour de toute sorte de musiques peu claires.
Les contours des objectifs et des motivations sont difficiles à tracer mais se préciseront au fil du temps.

Individuellement, les Clandestines sont:
Alison Reed: Petite fille Brit-pop, junkie punk-rock, en cours de spiritualisation, phase terminale.
Rebecca Harris: Auto proclamée enfant du daft, totalement punk dans l'âme, perdue dans la Pop, phase terminale.

L'appellation a priori enfantine The Clandestines, devrait être justifiée dans les jours suivants.
Dance Tomorrow, Revolution Tonight traite de l'actualité pop, electro, folk, rock indépendant principalement. 
Un blog plus ou moins critique, plus positif que médisant, rarement injuste mais souvent subjectif. A lire et à écouter.

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