Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

// Listen //

 

 

sp 

 

space

_

ban2010thedrums
space
space

space


space

voxpop20
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:42

tumblr_licob7pvta1qi54wzo1_1280.jpg 

On s'était accordées à limiter nos espoirs quant au quatrième album des Strokes. On s'était promis de ne pas être plus déçues que ça si il s'averrait que Nick et les autres se noyaient ou se complaisaient, d'une façon ou d'une autre, au fond du gouffre. Seulement voilà, quand il s'agit du groupe qui a basiquement remis le rock au goût du jour au début du siècle, notre esprit devient difficile à conditionner. Nos paroles trahissaient continuellement nos réelles attentes et rien ne laissait présager une telle déception à l'arrivée. 

Après avoir trahi, chacune de notre côté, le pacte consistant à n'écouter l'album qu'ensemble le lendemain de sa sortie, nous nous sommes lancées dans un échange circonspect d'opinion, une tentative de professionnalisme dans l'articulation. La conclusion, toute bête en somme et bien plus difficile à écrire qu'il n'y paraît est que Angles est mauvais. Il pue sa mère comme on dit du côté de chez nous. 

En dépit du fait que ça me fende presque littéralement le coeur de faire un papier négatif sur le groupe qui a su guérir toutes mes humeurs, je ne peux m'empêcher de gratter avec une désillusion amère au bout des doigts. Aux premières notes de "Machu Picchu", plus d'aspiration, les jeux sont faits. C'est donc ça le changement que les Strokes ont engagé? Une visite à rallonge du côté d'une pop eighties gluante. Les effets soniques sur des titres comme "Two Kinds of Happiness" ou "Games" sont pour le moins suprenants. La bande a complètement changé de bord, plus grand chose ne les rattache au rock dépouillé de Is This It. La voix traînante de Julian Casablancas qui avait déjà lassé dans First Impression of Earth rend ici les chansons presque inaudibles. Les mélodies de "You're so Right" ou "Call me Back" ne sont malheureusement pas assez solides pour les faire valoir sur la durée. Le reste de l'album reste plus ou moins sympathique, rappelant tantôt le premier MGMT dans un son électronique surproduit, et tantôt la fraicheur des Beach Boys ("Grastification").

En définitive, deux chansons me semblent bonnes à sauver. D'abord "Under Cover of Darkness", qui est de loin la meilleure de l'album. Chanson au charme maléfique cependant, puisqu'elle avait fondé mes espoirs quant à la bonne continuation des choses au mois de février. Mauvais extrait choisi semble-t-il, elle sonne comme une bonne erreur rock dans un concentré de mélodies outrageusement surfaites. La seconde est "Life is Simple in the Moonlight", qui clôture joliement l'album et nous permet de ne pas le détester tout à fait.

Et même le point fort constant du groupe, qui a su nous faire aimer les albums les uns après les autres malgré une qualité sonore tangible; à savoir les paroles, est ici tout juste passable. Il semble bien que Julian Casablancas ait troqué sans plus de mal des pépites efficaces comme "I just want to misebehave/ I just want to be your slave" contre un petit "I look for you and you look for me" (sérieux, Julian?).

Cinq ans de pause chez les Strokes, cinq ans d'attente. On les a patiemment suivi, toujours au courant de leurs faits et gestes... Mariages, enfants, carrières solo, pseudo sobriété nouvelle. On n'a pas bronché, on a ravalé la haine créée par leur petit foutage de gueule. On a su se faire petits quand il le fallait, pardonner de nombreux dérapages. A l'approche de la sortie de l'album, on actualisait nos pages d'informations un peu trop souvent, les yeux écarquillés et le coeur qui triple son rythme cardiaque inconsciemment. Ma déception est trop forte au fond, j'ai du mal à me résoudre à la fin officieuse des Strokes.  

En évidence dans ma collection de disques trônera toujours Is This It, comme un des tous meilleurs albums de la décennie. Et plus au fond, les autres albums des Strokes, avec Angles en extrémité. Je l'écouterai éventuellement, en guise de bon guilty pleasure; plus tard, en souvenir de l'apogée de leur déchéance.

Mes chers petits dieux momentanés, je vous aime.  

Repost 0
Published by Alison R. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 11:28

Bac à peine en poche, les Dodoz se lancent dans la création musicale. Une idée qui les taraudait semble-t-il. Un profil CQFD, une piste sur une compilation des Inrocks et les voilà repérés, rapidement lancés dans l'industrie du disque. 
Leurs études fraichement commencées se voient altérées bien vite par la composition d'un album. Dans les bacs très bientôt, le premier opus des quatre toulousains se faisait attendre. On nous annonçait une vague de fraicheur, un groupe qui se démarque, une énergie particulière. Placé sous la houlette du producteur écossais Peter Murray, The Dodoz semble avoir toutes les cartes en main, toutes les portes ouvertes.
C'est peut-être beaucoup de pression pour un groupe qui commence de se voir acclamé si vite, limite portés aux nues par un public plus que convaincu par ses prestations scéniques. L'album se doit ensuite d'être non pas irréprochable (1er album permet) mais au moins prometteur, à la hauteur des attentes que le groupe peut engendrer.
Au passage de l'album sur le lecteur, la présence de cette énergie qui les rend populaire est indéniable. Pas une fois ils ne faiblissent, ils semblent avoir même trouvé leur signature au fil du disque. Ne vous fiez pas aux quelques passages de répit ("Twice"), ils permettent tout juste de reprendre une respiration.
"La jeunesse dans sa forme la plus pure" parait-il. Ecoutons plus attentivement. 
"Middle of the Night" ouvre l'album et les dés sont jetés. On comprend tout de suite comment le disque s'articulera sur les onze titres. C'est énergique, certes; vif aussi. Mais qu'en est-il du reste? 
N'ayant jamais assisté à un concert du groupe, je me contentais d'évaluer les ouïes-dires et par conséquent l'effet qu'ils ont sur les gens. Le bilan avait l'air positif. 
Beaucoup de déception en réalité. Et ce dès le premier titre. Rien dans cet album ne sonne comme ce à quoi on peut s'attendre. Ni les voix, ni les rythmes, pas même le type de musique. Le désir d'énergie prend le pas sur tout le reste. Alors oui, on peut sauter très haut si on suit la rythmique, mais combien de temps avant de se rendre compte qu'on n'en a pas envie? 
On peut écouter cet album une centaine de fois, dans les vappes, sans qu'une seule ne retienne notre attention. Les rythmes se ressemblent, les accroches aussi. Il varie entre le faussement foutraque et difficilement émotif.
Si on finit tant bien que mal par réussir à se concentrer, on se rend cependant compte que la chanteuse a une voix assez intéressante, plutôt marquante en fait et que quelques chansons peuvent être agréables un temps (" Boyfriend in Oxford" dans un registre léger et divertissant et "Weapon" pourquoi pas). On va difficilement au delà. 
Comme il est toujours préférable d'éviter d'accabler un premier effort, on peut mettre en avant -encore une fois- la "belle" énergie présente et un public récéptif appréciera tout particulièrement "Do You Like Boys?".
Alors plutôt que d'avoir l'air suffisante en disant que cet album n'est pas franchement prometteur, disons qu'il conviendra parfaitement à un autre type de public, peut-être plus pop-rock médiatique et redéfinissons ensuite le terme "jeunesse". 
 

The Dodoz sur Myspace
Sotie le 26 octobre 


 
Repost 0
Published by The Clandestines - dans Chroniques de disques
commenter cet article
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 18:00


Chris Garneau
El Radio
On l’avait découvert dans un café. Devant un piano qui semblait en avoir vécu plus que ce visage innocent. Puis on a appris qu’il s’appelait Chris Garneau et que contrairement à ce que pouvait laisser penser son patronyme, il était américain. Ce qui nous a ensuite amener à nous jeter sur « Music For tourist » son seul et unique album à l’époque. Il revient en début d’été par la petite porte avec « El Radio ». Un titre quelque peu exotique par rapport au contenu mais c’est cet étonnant décalage permanent, au rendez vous sur cet album, qui nous fait totalement craquer sur cet étrange personnage (à voir son projet Choose you own Adventure ). Histoire de changer la donne « El Radio » s’ouvre en nous disant adieu sur « The Leaving song ». Le chanteur semble avoir fait des départ son thème de prédilection. Les premières minutes ne permettent pas d’y voir grand-chose mais on baigne dans une atmosphère déchirante avec une introduction d'un peu plus d'une minute comme on en fait plus assez où il laisse libre expression aux cordes, plus présentes sur cet album. On bascule doucement sur « Dirty Night Clowns » qui donne un peu le ton du coeur de l’album (« No more Pirates », « Firefiles »…) où l’on croise des mélodies pop ludiques, une pointe régressives. Ce qui rend l’ensemble légèrement déroutant mais amusant dans une atmosphère qui prône parfois la recueil et l’apaisement (« Raw and awake », « Over and Over », « Hands on the Radio »). « Hometown Girl » nous fait traverser l’Atlantique et les époques. « Lucioles en ré mineur » sonne comme une petite blague. « Things She said » semble plus être murmuré  à l’oreille plutôt que chanté.  On a déjà plus envie que ça s’arrête mais il est déjà temps de se dire une nouvelle fois au revoir sur une reprise d’un des morceau fort de l’album dans « Pirate reprise ». Que retenir de cet album?Le cadre, très épuré. Les paroles, traitant des relations avec pointe de désillusion. Le talent et la liste est encore longue. Il reste impossible de révéler tous les secrets de cet album à la fois gai, subtile et profond  . Retenez juste qu’il le dédie à quelqu'un qui lui est cher  et qu’il serait vraiment dommage d’affronter l’automne qui s’annonce sans sa compagnie.

+El radio
Repost 0
Published by The Clandestines - dans Chroniques de disques
commenter cet article
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 13:30

Rassurez vous nous sommes rentrées saines et sauves des Solidays et l'article en question est en cours d'élaboration mais comme le dit Lily Allen (oui il lui arrive de dire autre chose que Fuck) on ne se souvient jamais de grand chose après un festival; alors en ce moment même nous mobilisons tous nos fragments de souvenirs et, en attendant, vous pouvez toujours voir les photos sur le tumblr.
Mais le sujet de cet article est avant tout  Thanks for the Fish, le premier  Ep de We Are Enfant Terrible. C'est un peu craintif que l'on aborde le EP à couverture composite rappelant leur aînés déchus (à savoir les Klaxons). Mais les gosses se sont fait une réputation terrible en seulement un an d'existence en écumant les petites salles parisiennes et à travers le monde. Durant les 6 titres pas question de s'encroûter une seule seconde. Des rythmes électroniques frénétiques dans un véritable tourbillon auditif avec un léger penchant pour "Seagull".
Une pop électronique non sans rappeler une version plus pop de You Love Her Coz Shes Dead ou  Crystal Castles. Les comparaisons sont assez difficiles à trouver dans l'hexagone, c'est peut etre ce qui fait le charme de We Are Enfant Terrible.
Le Trio parisien fera quelques dates en France à la rentrée pour ensuite s'attaquer aux Usa.




Repost 0
Published by Rebecca H. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:37

C'est un début d'année riche en nouveautés, même si on ne dirait pas. Souvent, on passe outre l'actualité sans même s'en rendre compte. Pas qu'elle ne nous intéresse pas, pas qu'elle ne soit pas attractive; on est juste plus concentrés sur d'autres choses, d'autres époques peut-être. Il n'empêche qu'il y a eu bien plus d'écoutes de nouveaux disques que de chroniques; mais il arrive que le temps et la disponibilité soient contre nous. Seulement, certains albums sont marquants, et il serait bien dommage de les éclipser juste par manque de temps. C'est pourquoi il est parfois plus aisé et finalement plus honnête de faire un condensé de quelques albums sortis dernièrement, écoutés, approuvés ou pas.


It's Blitz - Yeah Yeah Yeahs                                               
 

Yeah Yeah Yeahs était un groupe sympathique qui sans amadouer totalement réussissait à nous faire décrocher quelques hochements de têtes approbateurs. Ils étaient un bon groupe de rock ordinaire au nom attachant. Cette année ils sortent un nouvel album pas plus attendu que ça. Et voilà que le rock se transforme progressivement en électronique. La péripétie est bien difficile et les Yeah Yeah Yeahs n'ont su la surmonter. Alors bien sûr il y a "Zero" et "Dull Life" qui sont appréciables, "Shame and Fortune" aussi, sympa tout au plus. Mais là où les rythmes rocknrolleux avaient l'habitude de nous adoucir, la sortie des synthés utilisés à outrance nous dissuadent définitivement de toute tentative d'écoute gentillette.


Kicks - 1990s
Mine de rien, pas mal de changement du côté des 1990s. Le bassiste se fait la malle, on refile un micro à tout le monde  et on choisi une pochette très moyenne. Par contre, Bernard Butler (producteurs de nos grandes idoles Black Kids et Duffy) est toujours là; bien présent, et bien prêt à refiler des mauvais tuyaux aux 1990s. Quantité de circonstances atténuantes qui n'appauvrissent pourtant pas totalement ce second effort. Il reste l'âme du groupe, avec quelques très bons titres qui nous rappellent pourquoi on les aimait tant sur Cookies. Cet album qui nous fait passer de titre en titre de l'enthousiasme à la déception est dans son ensemble assez moyen et certainement en dessous de ce qu'on pouvait attendre d'eux.


Now We Can See - The Thermals

Abandonnons un peu ce côté ronchon et retrouvons le sourire: le nouvel album des Thermals est de sortie. Découverts avec le mémorable EP "No Culture Icons", les Thermals sont rapidement devenus des espèces de valeurs sures de la pop actuelle. Now We Can See est un très bon album aux rythmes accrocheurs et innovants à la fois. Difficile de se lasser d'un des morceaux de cet effort qui nous interpelle par une qualité d'écriture certaine tout en nous faisant secouer franchement la tête. Ici, on alterne avec aisance alternatif, pop, rock et punk dans d'excellents titres comme "When I Died" (qui ouvre l'album), "At The Bottom of The Sea", ou encore "When I Was Afraid". N'ayons pas peur pour la durée de vie de cet album, tout comme le précédent The Body, The Blood, The Machine, il durera.



200 Million Thousand - Black Lips
C'est la récent découverte du génialissime concert à emporter qui m'a rappelé à quel point les Black Lips était un groupe marquant. Good Bad Not Evil n'a pas fini de tourner sur la platine que 200 Million Thousand montre le bout de son nez. Du coup, autant dire que la comparaison est aisée. Cet album, sans ressembler exactement au précédent, fini de marquer une signature Black Lips désormais reconnaissable et reconnue. Même s'il manque un peu d'innovation, difficile d'être déçu par cet album qui allie une fois de plus cette animosité à laquelle ils tiennent tant et le côté prodige qui les rend si exaltants.



Repo - Black Dice

Dur, dur. Il me semblait important d'évoquer cet album qui commence à tourner. Dur, dur parce qu'il est indescriptible. Pas dans le sens grandiloquent ni dans le sens horriblement bordélique. Indescriptible dans son sens le plus direct. Bizarre, tordu, d'ailleurs. Une des grosses inspirations d'Animal Collective, on imagine aisément le truc. Pourtant, ça reste du Black Dice quoi, très étrange. Mais ici, l'harmonie semble difficile à capter et la bizarrerie gratuite prend parfois le dessus. Les morceaux qui parviennent à se détacher sont d'ailleurs les moins chargés. Pas que cet album soit mauvais, très loin de là, il est juste trop dur à apprivoiser et après le Animal Collective de janvier, on a du mal à redécripter. Le niveau reste cependant plus ou moins maintenu: on réussi à distinguer quelque chose qui sonne bien.
Repost 0
Published by Alison R. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 01:00
 


Peter Doherty! On croit à une charmante plaisanterie, comme si Bob Dylan décidait du jour au lendemain de revenir à son patronyme originel. Personne ne l'assimile vraiment à David Zimmerman. Mais on ne peut lui en vouloir de se donner un peu plus de crédibilité en oubliant quelque temps ce surnom plus assimilé à l'image du Font man qu'au Songwriter.
C'est lorsque les derniers jours de l'hiver se font sentir et que le printemps pointe le bout de son nez que sort l'album de celui que l'on appelle à tord l'enfant terrible du rock. Le plus impressionnant avant même d'avoir écouté l'album est sûrement l'équipe autour dans le but de redorer le blason du jeune libertin, mais il est loin d'en avoir besoin puisque c'est à des années lumières de Shotters Nations que l'album commence avec "Arcady".
Plongé dans l'intérieur intime du chanteur comme pour nous signifier le sens réel du titre de l'album: Grace/ Wasteland. Cet état de flottement entre deux mondes où l'on ne sait pas trop si on se sent bien ou mal, heureux ou dépressif, où  la frontière entre ce qui nous sépare de nous et de notre contraire se fait mince et floue.
Dans un cadre presque épuré, sans le filet, en tant que songwriteur confirmé et sans aucune prétention. Quelque fois sur les pas de Down in Albion ou totalement à côté "Sweet by and by".On comprend très vite que cet album ne raliera pas la cause de ceux qui n'ont pas suivit son évolution musicale bien trop novices pour apprécier dans son intégralité les différentes facettes de l'un des compositeurs les plus talentueux de sa génération.
Peter n'a plus rien à voir avec le garçon qui faisait la queue pour un album d'Oasis. Au fil des citations littéraires et des rencontres (" Palace of bone" ou "Sheepskin Tearaway" avec Dot Allison), aucun  tube à inonder les radios alors pas de chance que l'on s'en lasse. Entre nouveaux titres et  sessions acoustiques sur lesquelles on avait l'habitude te tomber dans des versions plus ou moins claires; histoire de fixer une fois pour toutes ces mélodies qui s'échangeaient sous le manteau tel "Salome" .
Un pas dans le passé ( "1939 returning") mais vers un avenir plus serein qui ne peut être que meilleur. Cette femme en couverture l'illustre parfaitement. Épuisée d'être persécutée, découragée, désabusée, elle s'offre au destin et ne craint plus ce qui pourra  lui arriver. Son errance  prend fin pour  "New Love grows On the Trees".
Grace/Wasteland est l 'exception qui confirme la règle. Pete Doherty livre à 30 ans son premier album solo alors que certains le prédisaient  parti à l'âge maudit, brûlé par les deux bouts. Je ne peux que reprendre cette phrase de Télérama « Il y a des disques qui font doublement plaisir», alors Mr, je vous tire mon chapeau.


Repost 0
Published by Rebecca H. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:03




The Hunches
Exit Dreams 
In The Red Records - (16-02-2009)

Attention, un nouvel album des Hunches se profile à l'horizon. Vos sens et ceux de votre entourage en prendront assurément un coup à l'écoute de Exit Dreams.
On le sait depuis Yes. No. Shut It.: avec les cinq éternels ados de Portland, le rock redevient cette musique animale qui fait fuir papa et maman. Pour notre plus grand bonheur. 
Oubliez tout ce que vous savez du garage-punk des 00's, le son jouissivement foutraque des Hunches vient foutre le bordel dans vos convictions.
 La pochette, déjà, illustre bien le contenu de l'album. C'est urgent, violent, sauvage, agressif, tripant. Moins assourdissant mais sûrement meilleur que le précédent, c'est cet album qu'il faut posséder pour finir février, entamer mars. Dire bonjour au printemps approchant, retirer les manteaux et les écharpes, parce que merde! c'est la transe avec les Hunches. 
Et on pourra s'agiter - avec maladresse- jusqu'à l'épuisement total sur l'électrique-mélodique-dérangée "Swim Hole" ou sur la simplement excellente "Carnaval Debris". On noiera nos oreilles et nos pensées obscures sur la trop bonne et trop excitante "Pinwheel Spins" avec laquelle on a tout juste le temps de respirer.
Les guitares sanglantes et le chanté-hurlé de "Ate My Teeth" ou "Your Sick Blooms" ne laissent jamais indemne; le garage de "From This Window" et "Not Invited" filent une chair de poule flippante; le plaisir que provoquent "Actors" ou "Deaf Ambitions" mettent le doute sur notre "sainteté d'esprit"... Bref, Exit Dreams est l'album le plus puissant de ce début d'année, le restera peut-être au long de l'année.
La seule évocation des titres, noirs à en pleurer, donne envie de courir chez le disquaire le plus proche. Fortement conseillé, ne vous retenez pas!

 



Repost 0
Published by Alison R. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 20:20


Il fallait le temps de l'analyser dans les moindres détails pour parler correctement de cet album. On ne prend pas à la légère ce qui sort de la bouche du Franz; et ses promesses semblent avoir été tenues pour ce troisième opus du quartet écossais qui a réussi à faire revenir les amateurs de rock sur les pistes de danse.
Le premier signle non officiel avait déjà quelque peu attiré notre attention mais c'est sur "Ulysses" que s'ouvre l'album dont le clip (à  s'y méprendre digne d'un James bond) résume tout à fait l'esprit de l'album. La bande à Kapranos nous entraîne dans une course nocturne haletante contre le temps ("what she came for" ou "Turn it on"). Un rêve ou plutôt un cauchemar plus acide que "Lucid".
Une truc pas clair, une affaire louche rode, il suffit d'écouter  "No you Girl" où les percussions ne sont rien d'autre que...des os humains. Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour finir entre les mains du batteur de votre groupe préféré.
Le périple ne s'arrête pas là, les claviers leurs viennent au secours sur  "Live alone"  puis "Bite Hard" qui confirme que Tonight n'est pas destiné à occupé vos platines dimanche après midi ou prendre la poussière dans votre collection. Le titre est à prendre à l'impératif  après tout ce sont les Franz qui vous y invitent.
La nuit s'achève comme il se doit au pas de la porte aux bras de la jeune fille à la veste en cuir. Les rues sinueuses laissent finalement place à "Katherine Kiss Me" ,ballade qui clôt l'aventure. Le soleil se lève et on est prêt à recommencer .
En ce soir de première date Parisienne les Franz Ferdinand nous font comprendre qu'ils n'ont pas cédé aux succès. Ces mauvais garçons propres sur eux en couverture essaient plus  de dissimuler une bavure que fuir les flash des paparazzis.

 



Repost 0
Published by Rebecca H. - dans Chroniques de disques
commenter cet article
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 13:45

#1


Animal Collective
Merriweather Post Pavilion
Domino - (12.01. 2009)

Là où la normalité est bannie.
Comment parler d'un album d'Animal Collective sans la tonne de formules élogieuses de rigueur pour qualifier leur musique? Aucune idée.

Il y a bien longtemps que l'objectivité n'existe plus lorsqu'il s'agit du groupe le plus original de la scène musicale actuelle. Monumentaux kaléidoscopes mélodiques qui s'enfoncent avec aisance dans nos petites oreilles friandes de choses étranges, les albums d'Animal Collective ont toujours été perçus comme de potentiels chefs-d'oeuvre.
Ils sont peut-être les seuls à oser déranger sérieusement nos convictions. Les seuls à nous faire croire qu'il y a encore des terres où il fait bon vivre dans cet univers musical aujourd'hui trop pollué par (entrez ici le nom du groupe qui vous énerve le plus).
Et il est réjouissant de penser que certains groupes n'ont pas pour seul objectif de faire figure de favori sur le pale papier peint jauni des chambres adolescentes aux vieilles odeurs de charogne et allures de décharges.
Mais le besoin de se distinguer de la masse n'amoindri en aucun cas la qualité de leur musique. Ils réussissent des prouesses incroyables, flirtant parfois avec le danger mais ne tombant jamais dans la catastrophe expérimentale d'un synthé mal maîtrisé. 

Tous ceux qui ont écouté se souviennent les cris indescriptibles de "Grass" (Feels, 2005) et les mélodies osées de "Chores" (Strawberry Jam, 2007).

Cette année, ils remettent ça. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin? D'autant que l'inspiration coule à flot. Le génie ne cesse d'augmenter et la maturité apporte visiblement la précision. Car s'il fallait mettre un petit bémol sur les précédents efforts, on soulignerait peut-être le sentiment de désordre souvent ressenti à la première écoute. Sentiment qui disparaît sur Merriweather Post Pavilion. Le tout semble bien plus posé et parfaitement maîtrisé. Ainsi, dans la clarté la plus totale, le collectif nous embarque dans une histoire des plus sublimes. Sorte de conte ou d'épopée où sont conviés les sons séculaires de Spacemen 3 ("My Girls") et la grâce hypnotique de leur propre batteur Panda Bear. La sublime "Bother Sports" rappelle étrangement "Bros", de même que "In The Flowers" fait penser à "Comfy In Nautica"
Synthétiseurs ("My Girls" encore) et sampleur ("In The Flowers")   alertes toujours très présents constituent une véritable base, très solide.
Il brille de mille feux, sur fond de voix assassine de Noah Lennox sur "Daily Routine", se veut plus étiré et éthéré sur des sons un peu flottants ("Taste").
Le flow imparable d'Avey Tare offre de grands moments de plaisir sur une tripotée de chansons  ( "Also Frightened"," Summertime Clothes"...),  piochez au hasard. Cet album est un véritable trésor où le chanteur semble s'être triturer l'esprit des heures entières pour trouver les bons accords. Ceux qui réussissent si bien à faire remuer nos méninges et nos popotins (cela dit, quand on bouge le popotin sur Animal Collective c'est assez étrange). Et puis, ils atteignent des sommets ("Guys Eyes") et finissent définitivement de nous subjuguer ("Lion In A Coma").
On pourrait continuer à parler longtemps de tout ce qu'on aime chez eux, de l'électronique amélioré au nerd dévergondé, en passant par le côté créatif dans sa forme la plus pure. Etc Etc.

Mesdames, messieurs attention! Ménagez vos oreilles, la puissance d'Animal Collective est de retour pour un huitième album intitulé Merriweather Post Pavilion.

+++ : "Bother Sports", "Lion In A Coma"
- : "No More Runnin"



Repost 0
Published by Alison R. - dans Chroniques de disques
commenter cet article