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voxpop20
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 14:55

      "¡Yo soy Español, español, español!"

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  Chez les Clandestines tout commence par une blague. Et si on allait à Benicasim? disait-on en l'année dernière. Chose dite, chose faite. Quelques mois et une bonne organisation plus tard (compter au moins de quoi survivre une semaine sur place) nous voilà arrivées dans ce petit village qui aux premiers abords n'a rien d'exceptionnel mais où il fait bon vivre.

 

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  C'est marrant comme au retour tout reste intact au fond. On est à la maison sans vraiment s'y sentir et on prend de sales habitudes. Ce serait dur de résumer Benicasim  par écrit, parce que la passion aurait du mal à s'y faire ressentir. Le coeur y est. La chaleur, le monde, les odeurs manquent, c'était la maison pendant une semaine. Comment ça tu m'arraches à mon foyer? Laisse moi tranquille. Je veux mes insolations, mes toilettes écoeurantes et mon réveil prématuré par une ode à Iniesta. Au delà de tout, c'est les nuits de kiffe que je crève de récupérer, celles qui ont formées à l'insomnie éternelle et à l'assouvissement de tous les désirs (musicaux, j'entends).  

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Oubliez les itgirls aperçues dans les magazine de mode dès que l’on parle de  festival. A Benicasim on revient au rudimentaire (sur tous les plans). On veut du pratique et résistant histoire d’être aussi bien prête à affronter la foule hystérique ou se faire asperger d’eau par le super garde australien prêt à venir à votre rescousse au moindre signe d'affaiblissement.
Une armée de fan de musique envahit le petit village tranquille du sud de l’Espagne avec pour pass droit leur billet pour le festival. Oh, bien sur, on  peut vous racontez les gens qui font leur courses en maillot de bain  bien loin de la plage (ce qui est d’ailleurs un bon plan si vous voulez vous faire offrir vos courses par un jeune anglais) ou nos super aventures dans ce minuscule village (et que je traverse un nationale comme si de rien n'était avec les flics qui me sourient) ou encore nos mystérieux voisins bien avare en paroles et peut etre les seuls à être venus exclusivement pour la musique. Mais rien ne vaut le plaisir d'aller faire un tour sur place.


On finit par s’y faire à cette vie,. 35°c à l’ombre, des heures de marches, des inconnus qui vous traitent comme leur meilleure amie d’enfance. Une sorte de colonie de vacance géante pour  jeunes adultes avides de bonne musique et sponsorisée par Urban Outfitters et Heineken. D’ailleurs du haut de nos 18 ans on se sentait bien jeunes surtout que tout le monde s'est passé le mot pour arborer de magnifiques tatouages.
Un doux vent de liberté souffle sur l’ensemble de la ville le temps d’une semaine. Rares sont les parent à oser apporter leur progéniture en ces lieux mais il nous est arrivé de croiser deux trois têtes blonde qui seront sûrement marquées à vie par ce spectacle permanent. Laissez votre timidité à la maison, vous finirez vous aussi  par succomber aux coutumes locales et vous  ne vous intriguerez même plus devant certaines manifestations que la décence nous retiens d’exprimer ici (de toute façon on vous gâcherait la surprise).


On en oublie presque  que l’on est venu pour les concerts. Beaucoup de critiques sur cette affiche considéré comme en dessous des éditions précédentes mais même avec toute la volonté du monde il nous a été impossible de faire toutes les bonnes têtes d’affiches (Calvin Harris, une prochaine fois). On s’est arrêtées au 25ème concert avec Yuksek histoire de soutenir le made in France. Les artistes se sont enchaînés sans se ressembler et la  palme de la surprise est remportée par Vampire Weekend. Bien sur Julian Casablancas en a fait crier plus d’un  mais les intellos New Yorkais,d’humeur blagueuse avec « we’ve got a new song » toute les 5 minutes, ont gagné la bataille niveau malaises et ambiance. Impossible de sortir son appareil photo au risque qu’il finisse écrasé dans la foule et pour la première fois on a bien eu peur pour nos vies. Mais aussi l'occasion de faire de belles rencontres et de prendre quelques douches de bières (excellent pour la peau moins pour les cheveux). 

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 18:40

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Plus on tarde à pondre la seconde partie de la review, plus les souvenirs se perdent. C'était il y a à peine plus d'une semaine et tout semble pourtant loin et flou. L'avantage, c'est qu'on n'en a retenu que l'essentiel. On évite de s'embourber dans les détails et on livre des avis généraux. 

Dimanche, on était comme des puces. Imagine un peu, Beirut, Roxy Music, Arcade Fire, Crystal Catles, The Temper Trap... Le problème quand on veut être sur tous les fronts, c'est qu'on rate les placements stratégiques et qu'on se retrouve sur le côté à admirer l'écran. Comme précédemment, deux concerts très marquants. On va pas la jouer suspens quand l'évidence s'impose: Beirut et Arcade Fire.

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Avant d'expliciter, un rapide compte rendu du concert de The Temper Trap. Aux environs de 15h, un groupe pas très chaud qui ne réussit pas à appater l'audience. Un public trop creux, pas assez nerveux, un peu sur la défensive. Plutôt décevant au final.

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Un petit tours à l'espace presse et nous voilà pile à l'heure pour la fin du set de Eels qui rassemble devant la scène près de la moitié du festival. Le rockeur à la barbe rousse réussit à transmettre à la foule sa douce folie.

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Ok, le vif du sujet. Beirut, c'est un concert de la vie pour nous, c'est-à-dire, un de ces artistes qu'il faut absoluement qu'on voit et que c'est pas pas grave si on les rate (tu vois cque jveux dire?). 

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Si on m'avait demandé d'imaginer le public de Beirut, je n'aurais certainement pas décrit celui présent à RES. C'était assez étonnant de voir autant de gens tripper à ce point sur "Nantes" ou "Elephant Gun". Agréable cependant. Le groupe fait un enchaînement de chansons très juste et parvient à appater tout le monde. Zach Condon teste ses notions de français et on est béat d'admiration. Eh nous aussi t'aime dude, contentes que t'ailles bien. 

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Pus tard, bien plus tard, il y a eu Roxy Music et ce serait une erreur de ne pas en parler. En dépit du fait que le hasard s'arrange toujours pour nous placer derrière tous les hommes les plus grands du monde, on était dans un état d'excitation presque palpable. Et même si on était honnêtement loin de connaître la setlist par coeur, toutes les chansons résonnaient dans notre tête comme un truc énorme, et pour celles qu'on connaissait c'était carrément palpitant. Mais nous quittons la scène avant la fin su set histoire de ne pas louper Arcade Fire. Arrivé une petite demie heure avant ce n'est pas sans problème que l'on réussit à se glisser dans les premiers rangs. Les canadiens finissent par débarquer sur scène sous l'acclamation d'un public connaissant sur les bouts des doigts les dessous de "The Suburbs". Ils ouvrent avec "Ready to start" et les titres s'enchainent: "No Cars Go", "Modern Man", "The Suburbs"... Beirut débarque même sur scène pendant "Ocean of Noise". Jusqu'à ce que la pluie s'incruste. Le concert est interrompu, plus personne n'y croit, certain quittent la scène (très peu), le vent n'arrange pas les choses, le groupe s'excuse mais finit par revenir au bout de 10 minutes pour jouer "Wake up" en acoustique sous un trombe d'eau avant que Win Butler ne se lance dans un tours périlleux du public. On se dit que Rock en Seine est peut être un festival maudit, mais on a au moins eu la chance de vivre un moment inoubliable. 

 

      Quelques photos du festival:

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:56

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Rock en Seine, nous y étions vendredi et dimanche. Une accreditation inconfortable sur deux jours inégaux qui nous a tout de même ravies. Nos moyens ne nous permettant pas d'harmoniser l'histoire, on a décidé de ne surtout pas se plaindre et de kiffer au plus haut point notre nouveau statut. Le souvenir du festival a un petit air nostalgique. Oui, déjà. Il marque la fin des vacances. Et se revoir chanter (limite pleurer, mens pas) sur Arcade Fire sous une pluie torrentielle, quand on traîne déjà les pieds à la fac, ça provoque une petite émotion.


Avec une vraie remise en contexte, l'image idyllique se fait vite la malle et laisse place a des résultats plutôt mitigés. 

Vendredi, nous nous rendions au festival avec tout un tas d'a priori infondés sur les affiches de la journée. Blink 182 en guest, franchement, ça fout une ambiance pas terrible. D'abord parce que ça rend le mauvais goût légitime, et puis parce que les 12-15ans ne sont pas d'une super compagnie devant la scène. Du coup, on en a soupé des discours stupides, des fanatismes déplacés et des déifications incongrues. De cette sombre journée, on retient précisément deux concerts.

Le premier serait BRMC parce qu'il constituait une attente sévère par ici. Un concert agréable, qui sans être exceptionnel, a su se défendre. Avec une set list efficace bien qu'un peu prévisible et une scène éblouissante qui accessoirement cache le groupe et tue les photos, les américains ont déclanché une violente folie dans l'audience. Tout le monde partait littéralement dans tous les sens, et le groupe restait de marbre, dans une parfaite posture. Ils envoyaient de la testostérone gratis et affirmaient au passage leur putain d'esthétique.

 

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Le second, c'est une de ces grâces tellement prenante qu'elle créée une focalisation sur la scène; et plus rien ne se passe. Foals!
Voir Yannis Phillippakis, c'est pas rien, tu l'accordes. Mais le voir deux fois, c'est tellement intense que ça paraît évident. C'est subjuguant tellement c'est beau. On passerait sa vie à un concert de Foals, et elle serait parfaite.
Parce que du haut de son mètre, Yannis te donne tout ce qui t'a manqué jusque là, et d'un coup, t'es comblé. Et qu'il te joue "Cassius" ou "Miami", t'as pas envie que ça finisse. Et le temps a eu beau se foutre de nous, ça n'a pas pris. Trop d'ondes positives pour se plaindre. C'était cool, ouais.

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On a aussi joué les aventurières en commençant la journée par le concert de Kélé sur la grande scène. Le projet solo inattendu du leader d'un des groupes les plus marquants des cinq dernières années s'avère assez convaincant en live. Il mêle avec une certaine aisance reprise et nouvelles compositions dans sa chemise bariolée.
Pas question de rater le set des Kooks. Même si leur musique n'est plus tout à fait d'actualité dans nos bibliothèques virtuelles, il nous reste de bons souvenirs de notre adolescence semi enterrée. A notre grande surprise, le public est carrément déchaîné. Ça pousse, crie, chante à tue tête.  La setlist est presque prévisible et ponctuée de quelques nouveaux titres d'un hypothétique troisième album. Un bon moment qui remue un peu trop de souvenirs dans l'air.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 11:29

Ambiance RockEnSeine09©MaudBernos2009082939

 

Même si le temps n’est pas au rendez-vous il reste bel et bien quelques jours d’été à tuer avant de retrouver les bancs de la fac.  Plus précisément deux semaines avant le festival qui ferme la saison parisienne : Rock en Seine.  Festival parisien , pas vraiment, c’est à Saint Cloud, la banlieue, « la zone».  Boulbi n’habite pas très loin mais on n'est pas venues  pour faire du tourisme, même si c’est notre première édition. Rien de comparable avec le FIB (dont le compte rendu semble impossible à faire, trop fade par rapport à ce que l’on a pu vivre), mais Rock en seine a la mérite d’avoir une programmation assez intéressante cette année pour revoir les groupes que l’on a pu croiser durant l'été ou la petite tête d’affiche qui a pu nous échapper. En tant que festivalières professionnelles notre programme est déjà fait depuis des semaines dans nos têtes. Tenant compte des horaires les plus suspects  que je développerai pas la suite.

Vendredi

MinustheBear web

 

 

Il convient d’aller dire bonjour à Minus The Bear qui ouvre le festival, question de courtoisie,. Si le discours tenu vous embête on vous propose d’aller voir Rock is Dodelijk qui nous rappelle nos débuts sur la blogosphère mais ne tardez pas car  Kele prêche sur la grande scène quelques minutes plus tard. Sans ses acolytes, tout seul , comme un grand. Pas le temps de faire une pause, les Foals ayant récemment laissé tombé l’influence math rock des débuts dans Total Life Forever sont sur la Scène de la Cascade. Yannis Philipakis est connu pour ses talents d’équilibriste. Hors de question de rater cela!

 

 

  FOALS photo

 

Après, plus besoin de courir, vous enchaînerez sans problème The Kooks (parce que « Oh la » c’était quand même cool), et le BRMC (croyez nous sur parole, tout est dans le nom vous ne serez pas déçus). Par la suite vous pourrez éventuellement envisager d’aller voir du paysage (le festival innove avec un bar à champagne) ou pour les plus courageux vous pourrez  renouer secrètement avec vos amours de jeunesse en vous glissant discrètement dans la foule de Blink 182.

 

 

Samedi

 

ChewLips photoPlanB 1

Deuxième jour, vous ne sentez pas encore la fatigue mais une longue journée s’annonce puisque vous vous réveillez dans votre tente/canapé miteux d’un ami/chez vous (pour les plus chanceux) avec la ferme intention de tout voir. Vous commencerez pas écouter d’une oreille discrète et de loin le Chew Lips puis Plan B qui commence à vous taper sur les nerfs mais qui en vaut bien la peine.

 

Quadricolor-parJulienBourgeoisHD web

Arrive alors le premier dilemme du week-end, le moment où vous vous demandez à quoi carbure le(s) programmateur(s) ou s’il existe une conspiration  à votre encontre: Stereophonics OU Quadricolor?  Le groupe confirmé ou la petite révélation?  Je vois déjà vos regards. Stéréophonics? Trop mainstream pour moi, mais un bon moment garantit à gueuler des paroles approximatives à coté d’un voisin un peu trop collant (true story). Mais Quadricolor (comme les 4 couleurs primaires) c’est la cover des Strokes, c’est soutenir les talents de l’hexagone (argument nul je le concède), des types cool pas blasés pour un sou. Vous trancherez alors entre ces deux groupes ou vous vous retrouverez à vous plaindre de cette programmation au bar.

 

 

 

Photo TDCC

Vous marcherez ensuite l’air confiant, direction Two Door Cinema Club, les petits anglais ont progressés depuis leurs débuts  et  la poignée d’initiés a laissé place à une énorme foule. Ne vous étonnez donc pas de vous retrouver à terre aux premières notre de « I can’t Talk » mais tenez le coup.

 

 

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Aux alentours de 19h, un spécimen rare islandais échappé des illustres Sigur Ros fera apparition sous le pseudonyme de Jonsi. Puis deuxième dilemme de la journée; les males de QOTSA ou le flow from. L.A. Made in France des NNBS? (même chose que les dilemme précédent juste les noms qui changent)   Quoi que vous décidiez vous finirez par headbanger du coté de Massive Attack. Groupe à grosse notoriété accessoirement tête d’affiche dont on ne  sait vraiment ce qu’il valent en live vu que leurs dates se remplissent en un clin d’oeil et que jusqu’ici nous n’avions pas envisagé de nous battre à la billetterie de la Fnac pour aller les saluer. Juste avant vous irez claquer la bise à James Murphy, de loin bien sur parce que cette brillante  idée est également venue au petit milliers de personne qui vous entoure, cloche à la main, criant à qui veut l’entendre qu’ils viennent d’Amérique du nord, que New York les déprime; et que les filles bourrées sont hystériques (je ne parle même pas des psychopathes qui affirmeront que Daft Punk joue chez eux, méfiez vous). La soirée se terminera entre les mains des belges de  2 many DJ's, leur réputation n'est plus à faire, ils vous enmeneront sans problème jusqu'au bout de la nuit.

 

 

 

 

Dimanche
Dernier jours. On peut officiellement dire que vous avez la tête loin des nuages. Vous envisagez sérieusement de participer à Suvivor, à coté du camping de festival, c’est du gâteau. C’est le jour où l’on débarque, clandestinement bien sûr, et fraîches comme des lardons. Vous nous croiserez sûrement en plein débat philosophique sur la teneur en anglais du site, un classique. On commencera par The Temper Trap, parce qu’ils nous ont fait danser comme jamais au FIB. Pas sûre que la sauce prenne si tôt (15h00) mais on y croit. 

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On tentera un tour rapide du côté des Black Angels par curiosité. Puis Eels, qui tourne sur nos platines depuis des lustres pour finir  par lever le triangle pour I Am Un Chien en fin de set. 18h00, le point d’orgue, Beirut qui avait annulé sa tournée l’an dernier et auquel nous vouons un culte démesuré.  On en rêve depuis que son nom et nos yeux se sont croisés sur l’affiche de Rock en Seine. Puis le vide (rien à voir avec l’album des Klaxons). Nous renouerons avec la réalité encore toute bouleversées par Zach  Condon  (ie live tweet ,débat philo, fanta orange et coca).

 

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On se dirigera ensuite machinalement vers The Ting Tings  poussées par les brides de souvenirs des Solidays et l’envie de voir ce qu’ils nous ont concocté pour leur second album. Mais nous filerons à l’anglaise pour les doux yeux de Roxy Music et histoire d’avoir matière à discuter avec les autorités parentales à notre retour. 

 

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La soirée se termine sur un dilemme. Au début on a cru à une erreur: Crystal Castles 22h15 et Arcade Fire à 22h00?  WTFBBQ? Un combat qui a le mérite d’être local. (Oh Canadaaaaaa!). On envie de crier au scandale mais on sait que notre cœur penchera en faveur d’Arcade Fire et on s’en voudra toujours d’avoir délaissé Crystal Catles malgré un second  album plus que convaincant.
 C’est ainsi que se termine notre Rock en Seine. Rendez vous le 29 août.

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Published by Rebecca H. - dans Festivals
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