Groupuscule formé lors d'une séance de culture obligatoire, les Clandestines répondent aux noms d'Alison et Rebecca. Actuellement basé quelque part en Ile-de-France, le duo trouve son union dans l'amour de toute sorte de musiques peu claires. Les contours des objectifs et des motivations sont difficiles à tracer mais se préciseront au fil du temps.
The Klaxons
Souvenez vous, il y a encore quelques mois nos petites oreilles avides de sensations éphémères vouaient un culte incommensurable pour ce trio, devenu quatuor, anglais censé incarner le renouveau musical que l'on attendait depuis des décennies.
Comme toute nouvelle sensation il fallait bien les parquer quelque part. Il s'est décidé, rapidement ,que leur génération s'appellerait "New Rave", et incarnerait le ras le bol général des jeunes fréquentant les lieux de perditions que sont les boites de nuit, à la recherche de l'ambiance connue brièvement lors de rave party gargantuesques à ciel ouvert ayant disparues avec l'arrivée du non-bug de l'an 2000.
Alors, les jeunes ont revêtu leur apparat fluorescent de règne pour noyer la planète sous des expériences sonores à caractères subversif, pour certains, puisque par dessus s'est ajouté presque logiquement le mythe d'une prise à haute dose de substances à caractère hallucinogènes censées être à l'origine de leur musique.
Les magazines se sont lancés une bataille féroce pour obtenir le secret du groupe qui semble partir de rien. Même les plus réticents ont fini par leur consacrer une double page . Le monde se divisait en deux: ceux qui adulaient les Klaxons et ceux qui semblaient complètement passer à coté de l'épiphénomène.
Les foules se déplaçaient à leurs concerts pour capturer une once des Messies car on ne pouvait que conférer un caractère mystique à ce qui se passait à ce moment là.
Tous les singles passaient en même temps à la radio, chaque sortie de clip était un évènement. Chacun se demandant dans quel univers se prolongera leur dernier titre, du minimalisme primitif ("It's Not Over Yet") au délire psychédélique rétro-futuriste (Gravity's Rainbow).
Ils avaient tout pour plaire et le public le leur rendait bien; mais la faille est en leur succès, trop rapide. Ils se sont fait dépasser par leur propre tendance qu'ils avaient abandoné quelques temps aprés la sortie de "Myths Of The Near Future". Par simple lassitude ils l'avoueront plus tard. Mais le plublic s'étant déjà habitué à leur allure fluorescente ne se retrouve plus en cette bande dont la musique est passée de l'avant garde à la norme.
Plus personne ne s'émerveille face à "Atlantis to Interzone" et la flopée de remix ne réussit pas à rallumer la flamme des débuts chez les fans. Désormais embarqués dans une tournée infernale autour du monde, les Klaxons espèrent livrer un nouvel opus début 2009 plus complexe ou plus mélodique.. les interviews se contredisent. Attendons de voir pour savoir si notre engouement passé était vraiment justifié.