Groupuscule formé lors d'une séance de culture obligatoire, les Clandestines répondent aux noms d'Alison et Rebecca. Actuellement basé quelque part en Ile-de-France, le duo trouve son union dans l'amour de toute sorte de musiques peu claires. Les contours des objectifs et des motivations sont difficiles à tracer mais se préciseront au fil du temps.



Qui ne s'est pas un temps senti trahi par Portishead durant ces longues années de silence? 10 ans après, les rois du Trip-Hop sont de retour avec Third. Cet album froid et agressif, comme-ci le temps avait eu son petit effet, provoque une réticence. Mais la qualité des paroles et le talent naturel de Portishead se manifestent vite pour endormir la petite révolte qui commençait à se manifester. On se dit rendez-vous dans 10ans?
On a un peu été tenté de faire mine de ne pas avoir prêter attention à l'électro-disco-pop-psychédélique du duo New-Yorkais. Pourtant, il faut avouer qu'ils ont fait parti de notre quotidien durant quelques mois. Alors, certes, plutôt la mer à boire que de réécouter leur album aujourd'hui; mais il y aura toujours une de leur chanson bien placée dans nos playlist - ne serait-ce que par nostalgie-. Et, en final, les avis sont mitigés, voilà qui contraste avec l'euphorie générale du début. Mystic Bullshit? A suivre...
Leur présence dans une sélection peut paraître assez prématurée, on le conçoit. Qui plus est, leur album n'est pas particulièrement exceptionnel. Seulement, les Second Sex sont français. Patriotiques, nous? Pas pour un sou. On admet juste que ces quatre garçons dans le vent ne sont pas que photogéniques. Ils ont signé avec Petite Mort, un album garage comme on n'en entend que très rarement en France. Étant donné qu'on attendait pas grand chose d'eux, il faut comprendre notre surprise. On leur espère une bonne continuation, avec sincérité.
Jim est sans conteste le meilleur album de Jamie Lidell. Il y troque l'électro - soul approximative des débuts, contre de la véritable soul. Et là, il s'affirme totalement. Mais ne nous égarons pas, nul ne voulait tuer le chanteur à grosses lunettes de Multiply, on le voulait juste moins oscillant. Et le souhait fut exaucé grâce à la production par Warp (toujours) d'un album moins électronique.
On l'aura maintenant totalement intégré: en Islande il n'y a pas que Bjork et la géothermie. Le cinquième album de Sigur Ros est là pour le prouver. Les titres sont imprononçables et les paroles incompréhensibles; mais les réfractaires sont vivement invités à prêter l'oreille, même avec mauvaise foi, au post-rock (?) minimaliste du quartet. Le test Sigur Ros a jusque là fait ses preuves et est normalement infaillible.
On a sérieusement cru avoir affaire à des imposteurs en entendant pour la première fois l'introduction de "Something is not right with me" . Les Lads de L.A. auraient-ils viré pop en l'espace de quelque mois? Juste une petite frayeur pour le moins salutaire. Ils exposent avec succès leur désarrois transposé dans un univers moins dur accompagné d'influences plus américaines . Un rythme soutenu, tendu, mais plus fluide qui nous transporte dans une société pas si étrangère . Un album colle à la peau tel une gueule de bois dont on ne se défait pas facilement et vous laisse haletant. Moins écorché vif mais toujours aussi poignant "Loyalty to Loyalty" risque de nous hanter pour bien plus que l'hiver.
Beach House ou comment être l'un des meilleurs groupes pop de sa génération sans en avoir l'air. Devotion ou le minimalisme dream pop dans toute sa splendeur. Le couple (franco-)américain atteint des sommets et ses ressources semblent difficiles à épuiser. On ne s'en plaindra pas!
Songs In A&E, le 6ème album des Spiritualized est évidemment admirable. Jason Pierce, officiant généralement sous le nom de J. Spaceman; prouve d'album en album qu'il n'est pas qu'un junkie bon à faire varier la géométrie de son groupe. Les 18 titres de cet album témoignent du talent de singer-song-writer de l'ex Spacemen 3.
Un quintet philadélphien livre cette année un album totalement délirant. Man Man nous fait bouffer de l'expérimental à grosse dose et on aime ça. Trompettes, jouets pour enfants et tout ce sur quoi on peut taper et qui est suscpetible d'emmettre un son, sont leurs instruments de base. Ils en jouent merveilleusement; ils ont le rythme dans le sang et la démence dans la peau. Et pour couronner le tout, leur concert à emporter était superbe! Une belle année donc.
Du psychédélique pur, comme très peu osent encore en faire. Aucune chanson de moins de 6min dans cet album sombre de plus d'une heure. Le sextet texan aime les guitares bien lourdes et le fait ressentir. Ils métrisent leurs intruments tels des virtuoses expérimentés. Un magazine avait dit qu'il était un des seul groupe à mériter l'appellation rock aujourd'hui; on ne démentira pas!
Un nom pour brouiller les pistes+ Une couverture enigmatique et vous avez devant vous le millésime électronique de l'été 2008. Fini les appels explicites aux actes très peu catholiques..Les bresilliennes ne renient pas pour autant ce qui a fait leur succés ("Left behind" se passe de commentaire). On sent une meilleure maitrise de leurs instruments, le synthé parait plus canalysé au profit des guitares. Leurs mesaventures n'ont pas affecté cet album qui leur permettra d'envahir les scènes du monde entier affublées de tenues extravagantes.
Le culot du cher Donald Cumming n'est pas innoncent à la tournure actuelle des choses. La légende voulant qu'il ait signé un contrat avant que le groupe meme existe et que lors de leur premier concert parisien ils aient envouté la salle de la rue des capucines du haut de leur quelques mois.

Matinée au delà d'être l'album qui a révélé son talent a bel et bien marqué l'arrivée de 2008.