Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

// Listen //

 

 

sp 

 

space

_

ban2010thedrums
space
space

space


space

voxpop20
1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:00



A une époque où les enseignes ferment les unes après le autres, un endroit comme le Ground Zero attire instantanément notre attention. C'est par une après midi d'hiver, où le ciel de Paris hésite encore entre la neige et la pluie, que les Clandestines emmènent leur magnétophone jusqu'à la petite enseigne bleue, tenue en alternance par Franck et Julie (absente ce jour là), qui détonne un peu avec le paysage de Belleville. Franck Pompidor, batteur de l'un des meilleurs groupes de la scène musicale française actuelle, accepte de nous recevoir  dans sa petite boutique pour qu'on l'accable gentillement de questions. 


Comment est né l'endroit?


Le Ground  Zero est né  il y a 4 ans et demi. Avant on était dans le 11ème arrondissement, rue de Crussol. Ça fait un an et demi qu'on est ici(1).

Comment le magasin s'est-il monté?


Je l'ai monté avec deux labels indépendants. Un qui s'appelle Vicious Circle à Bordeaux; et le label Ici d'ailleurs de Nancy. Ce sont deux associés. On a décidé de monter un magasin de disques parce qu'on pensait qu'il y avait un manque à ce niveau à Paris, il manquait un endroit comme le Ground Zero. 

Tu voulais être disquaire depuis petit ou ça s'est imposé comme ça, par hasard?

Non, c'était un rêve d'enfant (rires). Avant j'ai bossé pas mal dans les labels musicaux, distributeurs de disques et c'est grâce à ça que je me suis aperçu qu'il y avait un manque. Ça ne m'est pas venu comme ça, je ne me suis pas dit tiens je vais monter un magasin de disques; comme j'aurai monté une boucherie. Ça s'improvise pas complètement, je pense qu'il faut avoir au minimum un pieds dedans.
Par exemple si je devais monter une librairie aujourd'hui, je ne suis pas sûr d'avoir les bons livres, il faut s'y connaître un minimun... Même si ce n'est pas non plus un métier très dur (rires).

Une anecdote sur les lieux, un moment un peu spécial?

Non, je vais vous décevoir. Il n'y a rien de palpitant non. Il n'y a pas de vomi de rockstars, non vraiment rien.

Même pas de showcase qui a dérapé? 

 Non pas de showcase qui a dérapé. Je suis entouré de gens très gentils (rires).
Ah si, je me suis fait cambrioler une fois, dans l'autre magasin, la nuit.

Ils ont pris des CD??

Non, ils ont pris la caisse!!

Dommage! On aurait été capables nous..

Non mais vous n'êtes pas des voleuses! Je pense que quelqu'un qui fracasse la porte la nuit , ce n'est pas pour prendre quelques CD et galérer à les revendre pour se faire 100€. Ils ont pris l'ordinateur, des choses un peu plus revendables. 
Sinon, je n'ai pas d'anecdotes croustillantes, désolé.

Quelle place est accordée aux vinyles? Est-elle aussi importante que celle des CD?

Il y a de plus en plus de place pour les vinyles! On essaie de faire les deux. On en vend moitié moitié, à peu près 50/50 avec le CD. Au début, on vendait quand même plus de CD que de vinyles. Avec le temps, ça s'est équilibré un petit peu.

Les gens s'intéressent plus aux vinyles maintenant qu'à vos débuts?

Oui, le CD a un petit peu baissé dans les ventes, le vinyle a augmenté. Ça ne s'est pas fait d'un coup. Mais c'est vrai qu'il y a peut-être quelques personnes en plus qui se sont mises à acheter des vinyles et qui achètent moins les CD. La plupart des vinyles que j'ai sont des nouveautés, je ne fais pas d'occasion, donc on les trouve aussi en CD. C'est vraiment un choix de support, j'ai les deux. Le dernier je sais pas quoi, par exemple, je l'ai en CD et en vinyle. 

Quel serait le profil type d'une personne qui vient régulièrement au Ground Zero??

32 ans, homme blanc! (rires). Non je rigole, qui a la trentaine, plutôt masculine.

Bon les filles venez au Ground Zero!!

Ouais voilà, venez je ne suis pas méchant. Non, je ne dis pas qu'il n'y a pas de filles. Bien sûr qu'il y a des filles qui achètent beaucoup de disques; mais si tu me demandes de faire une généralité, je dirai plus de garçons.
Les filles achètent plus dans les magasins de chaussures à mon avis. Non, ça, vous enlèverez.(rires)
Non mais sérieusement, le vrai souci c'est qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes. Et que toutes les nouvelles générations, en dessous de 25ans, ont grandi avec internet et n'ont même pas le réflexe d'aller chez un disquaire pour acheter un disque. Parce qu'à l'époque où ils sont nés, il n'y avait déjà plus de disquaire, il ne restait que des FNAC. En plus, on peut tout télécharger sur internet, ou commander directement chez le label des groupes etc. Donc, le disquaire perd de son importance.
C'est pour ça que les gens qui viennent ont plus de 30 ans. A l'époque, ils n'avaient pas internet à la maison. C'était logique, comme pour avoir du pain, il fallait aller chez le boulanger. 
C'est une logique qui s'est complètement perdue dans les nouvelles générations. Maintenant, si on veut de la musique, on essaye plutôt de télécharger et si on aime vraiment le disque, pourquoi pas mettre 15€.  Donc, c'est plus inquiétant pour le CD.
C'est aussi pour ça que le vinyle est en train de revenir. Le CD c'est embêtant de l'acheter parce que l'objet n'est pas terrible alors mieux vaut le télécharger gratuitement. Alors que le vinyle, c'est quand même plus esthétique, ça a vraiment une âme, c'est un bel objet qu'on a plaisir à offrir par exemple. C'est comme un livre, ça ne se lit pas encore sur internet heureusement. Enfin ça commence, mais ce ne sera jamais pareil que le papier.

La clientèle que vous recevez ici est donc complètement une clientèle de passionnés

Ah oui, vraiment. Complètement.

Avez vous remarqué un changement dans les moeurs des gens qui viennent ici, changement de style musicaux...?

Sur ce genre de question je ne peux que prendre le cas du Ground Zero, parce que je ne suis pas vraiment disquaire généraliste, plutôt spécialisé. Du coup, les gens qui viennent ici savent ce qu'ils vont trouver. Pour que la clientèle change, il faudrait que le disquaire change, concrètement. Si les gens changent de types de consommation, ils changeront de disquaire, tout simplement.

Être disquaire en 2008, ça représente quoi pour toi?

C'est comme vendre un glaçon chez les Inuits. Non, je rigole. C'est un métier qui est voué à mourir, donc si on est dans les quelques survivants... 

Tu penses faire ça encore longtemps?

Moi,  j'aimerai bien faire ça encore longtemps, oui! Après, il faut bien manger. En tout cas tant que je pourrai le faire je le ferai. Mais ça devient un métier rare.
Je pense que tant qu'il restera des objets, il restera des disquaires.
Ou alors, si on parle de science fiction, peut-être que dans 100 ans, il n'y aura même plus de magasins, peut-être que tout le monde fera ses courses sur internet, il n'y aura plus de Auchan ni de Carrefour, peut-être que plus personne ne se déplacera et que tout se fera sur des plate-formes à la maison. Il n'y aura plus que des coursiers  et des transporteurs (rires). En tout cas aujourd'hui ce n'est pas le cas, on en est loin.
On arrivera toujours à trouver des commerces de proximité. Et là, on y revient presque.  Même en province, les gens se battent pour garder leur petites boutiques, consommables, nourriture, fringues. Je pense qu'il y a un retour à ça. Mais sinon pour le disque, disons que ce n'est pas ça qui me fait vivre.

En parlant d'internet, tout le monde parle de la mort programmée du CD et on voit que vous avez un site internet relativement détaillé. Alors, internet c'est plus une menace, une nécessité ou bon point?

Pour Ground Zero, c'est plus une vitrine. Les gens vont sur le net pour voir ce qu'on a et viennent ensuite.
Financièrement, ça ne représente pas grand chose parce qu'il y a de gros vendeurs en ligne à côté comme Amazon ou même les labels; mais ça nous fait une belle vitrine et on a beaucoup de visiteurs sur le site. C'est assez important, parce qu'il arrive qu'on m'appelle pour me réserver des disques vus sur le site.
Donc ça sert vraiment de vitrine mais financièrement, ça ne représente pas grand chose.

Comment gères-tu à la fois ton groupe, les Hushpuppies, puisque tu es batteur, et le Ground Zero?

C'est super dur. En fait j'ai monté le magasin il y a 4 ans et demi, parce que je bossais à droite à gauche; et à l'époque je me suis vraiment battu, j'ai bossé jour et nuit pour que ça se monte et juste au moment où le magasin s'est mis à fonctionner un petit peu, le groupe s'est mis à marcher. 
Donc, c'était un gros dilemme, j'ai même failli lâcher le groupe à un moment.
Et puis non, ça a vraiment bien marché. Et aujourd'hui ça s'est inversé, les Hushpuppies, c'est mon vrai métier, celui qui me fait vivre et le magasin je le continue parce que j'ai pas envie d'arrêter et parce que c'est comme un bébé quoi (rires). Je ne vais pas l'abandonner. 
Mais en fait j'ai dû embaucher quelqu'un à ma place pendant les tournées.

Sur le site, on peut trouver les albums de l'année. Sans grande surprise, MGMT, Vampire Weekend ... Et pour toi ce serait quoi la véritable révélation 2008?

Le top que vous avez vu, on l'a fait ensemble avec Julie(2), on a fait un top 24, un truc bizarre, parce que graphiquement ça tombait bien!  Mais ça correspond généralement aux disques que j'ai vraiment aimé. Il y a deux trois disques qui ne sont pas à mon goût, mais plus de celui de Julie donc on a fait un compromis à deux.
Mais MGMT moi je trouve ça pas mal, oui, c'est certainement la révélation de l'année. Après je n'irai pas jusqu'à dire meilleur disque, parce que c'est difficile de comparer un truc très pop comme ça avec un truc complètement folk par exemple. Mais ça reste une bonne surprise dans le sens où je ne connaissais pas l'année d'avant et j'ai bien aimé. Après ça n'a pas non plus été  une révélation genre "wahh quel disque incroyable." 

Et il n'y en a pas eu cette année? 

Non. Je n'ai pas eu de révélation. Mais ça fait longtemps que je n'en ai pas eu et ça m'arrive de moins en moins d'ailleurs.

Même pour les live?

Si, un groupe qui s'appelle Deerhoof, le batteur est vraiment fort. Mais cette année, je n'ai pas vu beaucoup de concerts parce qu'on était en tournée, donc je crois que c'était l'année dernière. Mais Deerhoof était particulièrement bien, je crois que c'est dû à la qualité du batteur (rires).

Une valeur sure pour 2009? Un groupe qui explosera ?

Non, je crois que en musique il y a un truc sûr, c'est qu'il n'y a pas de valeur sure, je pense pas qu'on puisse être sur qu'un groupe fera un album décevant, moins bien que le précédent, ou qu'il se renouvellera. Donc, définitivement non, c'est impossible d'avoir une valeur sure. 
On espère qu'il y aura des surprises surtout! En tant que disquaire, ce qui est intéressant c'est de découvrir des nouveaux trucs. Après bon, le dernier album de Radiohead est super bien mais on s'en fout un peu. Je préfère encore découvrir de nouveaux groupes plutôt que d'attendre le 5ème album d'un groupe qui n'a plus rien à prouver.

Des projets pour le Ground Zero, à l'avenir?

Plein! Des milliards! Mais je n'ai pas le temps. Premier projet déjà c'est résister et ne pas fermer. Sacré projet!  Et même si possible s'agrandir. J'aimerai bien trouver un lieu plus grand; vendre plus de trucs, avoir plus de bouquins, un lieu où on pourra prendre des cafés. Ce serait vraiment bien d'avoir la place pour faire des showcase, que ce soit plus un lieu de vie qu'un simple disquaire. 

Les trois albums ou groupes qui t'ont vraiment marqué dans ta vie?

Oullah! Il y en a plein! La question horrible!
Le disque blanc des Beatles, The Velvet Underground and Nico, produit par Andy Warhol.
Ca fait déjà deux! C'est trop difficile de choisir. Mais je vais essayer de sortir un truc pas 60s pour le troisième.
Here Come The Warm Jets de Brian Eno, sorti en 72, son premier album. 

Tes impressions sur la scène musicale actuelle en France?

Plutôt pas mal! Bien sur on est encore loin de tout ce qui se fait en Angleterre ou aux États-Unis malheureusement, ou même en Suède ou en Allemagne! Mais ça progresse plutôt bien. Ce qui est intéressant, c'est que les médias se sont intéressés à des groupes auxquels ils ne prêtaient pas attention avant, comme nous par exemple. 
Je pense qu'il y a toujours eu des bons groupes en France, mais jamais reconnus. Aujourd'hui, on commence à y croire. Et il y a quelques groupes qui peuvent pratiquement faire forces égales avec les américains ou les anglais même si on est encore loin. Je parle niveau rock surtout, de ce que je connais. Parce que niveau électro par exemple, on n'a rien à envier à personne. En chanson française non plus évidemment!
Mais on a encore beaucoup de progrès à faire. Tout est d'inspiration anglo saxonne, on n'a pas ce genre de culture en France. Mais c'est en train de changer, même si ce sera encore très long. 


Un message particulier à faire passer aux gens qui vont lire cette interview? 

Je ne vais pas dire acheter des disques ça m'embête. Euh, achetez des disques! (rires). 
En fait, moi quand j'étais étudiant, j'achetais un disque de temps en temps et je gravais à mort, parce que je n'avais pas de sous. Donc, c'est vrai que le téléchargement, c'est super important pour sa culture musicale. On ne peut pas tout acheter, certes. Le téléchargement c'est pratique, mais il ne faut pas aller jusqu'à ne plus acheter du tout. Il y en a qui se disent que de toutes façons, les maisons disques se mettent tout dans les poches. Mais il ne faut pas oublier que ce sont elles qui produisent les disques. Et s'il n'y a plus de producteurs, il n'y aura tout simplement plus de disques, donc à force, le disque va vraiment disparaître! Il n'y aura plus que des disques faits dans sa cuisine, avec les moyens du bord.
L'idée en final, c'est qu'il faut quand même cette rentrée d'argent, parce que ça coute cher de faire un disque. Donc, oui, il faut continuer à acheter des disques!


Pour finir, un conseil pour des blogueuses en herbe?

Restez indépendantes! C'est surtout ça le principe du blog. Tu peux dire ce que tu veux, quand tu veux, sans devoir rien à personne. Et ça c'est super! Parce que même le presse est coincée par les sous.
Les groupes en couverture de R&F ou des Inrocks par exemple, c'est grâce aux maisons de disques qui ont acheté plein de pubs derrière, même si le magazine aime bien le disque au départ.
Tout est tenu par les sous. Comme le monde entier!!! 
Et ce n'est pas mal que vous parliez du Ground Zero par exemple, ou même de groupes moins connus que vous aimez bien pour essayer de les faire connaître. Parce que c'est facile d'aller interviewer Franz Ferdinand (qui sort un album en janvier), mais ça ne fera pas avancer le schmilblik puisque tout le monde parlera d'eux!
Alors qu'il y a des groupes que vous pouvez écouter n'importe où et vous dire qu'ils sont vraiment super. Et c'est d'eux qu'il faut parler! 
Et c'est peut être pour ça que c'est plus facile qu'il y a dix ans la musique. Avec MySpace, on peut vite se faire des amis et des contacts. Avant non, fallait aller voir les gens et dire "s'il vous plaît monsieur venez m'écouter". C'était hyper dur de se faire connaître. Mais maintenant c'est vrai que c'est plus simple. En résumé, profitez de votre indépendance!





1:  23 rue St Marthe, Paris 10ème
2: Julie travaille aussi au Ground Zero.




Partager cet article

Repost 0
Published by The Clandestines - dans Interviews clandestines
commenter cet article

commentaires

Tomy 22/03/2009 15:34

d'ou l'utilité d'habiter sur Paris...

alexandre twist 23/01/2009 01:27

pour ceux qui n'habitent pas Paris, eBay c'est très bien aussi :)
et puis les provinciaux ont de la chance pour l'occasion d'avoir moins de gens au taquet sur les disques, donc c'est généralement moins cher!

alexandre twist 23/01/2009 01:26

bon ça va un peu doublon avec le commentaire de zootime, mais les gens de moins de 25 ans (ou de 25 ans dans mon cas précis, mais bon j'achetais déjà des disques l'année dernière) qui achètent des disques ça existe :)

pour ma part je suis loin d'arriver à trouver ce que je cherche dans les disquaires parisiens, que ce soit en occasion ou en neuf, et malheureusement j'ai bcp recours à eBay
bon je fais quand même régulièrement mon petit tour dans certaines boutiques ou endroits (born bad, puces, silly, gibert, virgin...)

on manque c'est vrai de vrai disquaires à Paris, du genre de ceux avec des politiques éditoriales, de ceux avec un conseil vraiment cool, d'endroits sympas pour parler de musique...

et Etienne soulignait la fin de trogglo, et j'en suis tristes parce que l'un des deux proprios était ultra-callé sur les trucs qui m'intéressent, et la boutique avait une super sélection (occasion) à des prix très corrects!

Jack Balance 07/01/2009 17:53

Pour avoir souvent été dans la précédente boutique (faut dire je correspond visiblement à la clientèle moyenne du lieu visiblement), je peux dire que c'est vraiment un endroit bien sympa pour faire un tour le samedi après midi et ramener un petit album inattendu... Très instructif de découvrir l'envers du décors... la bonne surprise de la journée
JB

Etienne -Zootime 04/01/2009 12:50

Interview sympathique, on avait aussi penser faire des interviews de disquaires (en particulier le mec de troglodisc) mais le disquaire en question a fermé, comme beaucoup d'autres...

"Non mais sérieusement, le vrai souci c'est qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes. Et que toutes les nouvelles générations, en dessous de 25ans, ont grandi avec internet et n'ont même pas le réflexe d'aller chez un disquaire pour acheter un disque. Parce qu'à l'époque où ils sont nés, il n'y avait déjà plus de disquaire, il ne restait que des FNAC. En plus, on peut tout télécharger sur internet, ou commander directement chez le label des groupes etc. Donc, le disquaire perd de son importance."

Evidemment je ne suis pas l'exemple typiquement, mais juste noté cette phrase, en mettant en relation avec GroundZero, j'aime beaucoup cette boutique mais elle a un défaut majeur : le choix !
Malheureusement le choix de vinyles est quasiment le même que celui qu'on peut trouvé à Gibert (avec quelques disques français en plus heureusement)... C'est là ou pour moi le vrai travail de disquaire est en fait de ne pas se satisfaire des ce que propose les gros distrib français et quelques gros distrib étranger, il faut aller à la pèche au petit vinyle rare, au 7 inch trouvable que dans 2 boutiques en angleterre, et savoir le conseiller au client, c'est très difficile, mais ça pourrait m'éviter d'aller tout acheter sur internet comme c'est de plus en plus le cas (en dehors des concerts).

Ceci dit longue vie à GroundZero même si je n'y ai pas mis les pieds depuis la fermeture de la boutique dans le 11e...

au passage, bon blog ;)