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voxpop20
22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 18:09



Une exposition sur Gainsbourg. On dirait presque déjà? Un personnage avec lequel on a presque grandis à travers ses frasques mille et une fois rediffusées sur nos écrans autrefois cathodiques mais dont on ne connaît pas grand chose.
Simple rétrospective ou tentative d'explication d'un personnage énigmatique.
Samedi, l'affluence est au rendez vous, peut être trop. A l'encontre du silence intimiste normalement observé dans les salles d'expositions.
Le public est difficile à cerner, les générations se croisent le long des colonnes et des reliques réparties sur le parcours sans vraiment se voir.
L'expo est petite mais on avance lentement, s'attardant sur le moindre détail, par peur de perdre quelque chose d'important.
Rentrer dans cette salle, ça voulait un peu dire s'immiscer dans sa vie artistique. On y retrouve toutes les paroles de ses chansons écrites à la main, le manuscrit de la Marseillaise acheté aux enchères, la célèbre statue de l'homme à la tête de chou. La collection Charlotte Gainsbourg, jalousement gardée, a été dévoilée, pour notre plus grand bonheur.
Les textes explicatifs, les paroles de chansons, les commentaires d'artistes, un peu partout sur les colonnes illuminées, étaient d'une beauté incroyable, totalement captivant! Peut-être l'une des meilleures choses en fait; ce qui nous pousse à faire trois fois le tour de la salle pour être bien sûr de n'avoir rien raté.

Loin du cliché de l'homme à la vie sulfureuse, c'est baigné dans les voix de ses proches que se déroule le parcours. De ses débuts de peintre, une époque où l'on pouvait encore l'appeler Lucien, à l'apparition de Serge aux cotés de Barbara .
S'intéresser à Gainsbourg c'est aussi s'intéresser aux époques qu'il a traversé sans jamais prendre une ride., toujours en avance sur son temps. Ainsi on retrouve ses compagnons de croisade  Warhol, Bach, Bacon, Vian... et celles à qui il a donné pour la première fois l'occasion de connaître un succès derrière un micro, parfois dans un registre à l'encontre de sa ligne musicale.
Un artiste complet qui voulait juste transmettre ce qu'il a su comprendre de la vie. Chic, choc, professionnel, décadent. Sa vision des choses était particulière, il donnait l'impression d'être le seul à avoir compris. Gainsbourg trouvait que l'art était plus important que la vie. La beauté de cette phrase est incommensurable même si on est pas sûr d'avoir saisi tout son sens.

Mais à la sortie, on a comme l'impression d'avoir manqué quelque chose. Même la cerise sur la gâteau, à savoir l'intégral des pochettes de disque (en 45 tours s'il vous plaît) de Gainsbourg, de ceux qu'il a composé, auxquels il a participé et partout où son nom apparaît en fait; ne suffit pas à combler ce manque. On est pourtant sur du fait qu'elle était belle, l'expo, touchante, presque solennelle à certains moments. Les textes étaient parfaits, les images sublimes, les vidéos absorbantes.
Pourtant, le tout semble un peu brouillon et succin pour le sujet choisi, un manque d'extravagance et d'originalité qui aurait pu nous faire accrocher.
On ne retrouvait pas, dans l'ambiance, la ferveur d'un Gainsbarre bourré, la provoc' d'un hymne reggae, la réelle passion qui animait l'artiste, fou de peinture.
C'était ça, le manque d'intensité, de force. LA qualité qui nous aurait/aurait du nous laisser sans voix pendant des heures.




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Published by The Clandestines - dans We were there
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commentaires

A. 22/12/2008 21:10

Pas très explicite, mais c'est bien un compliment.