Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

// Listen //

 

 

sp 

 

space

_

ban2010thedrums
space
space

space


space

voxpop20
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 20:52



The Libertines

La rentrée 2008 annonce une hypothétique re-formation des Libertines. Les rois du "je t'aime moi non plus" s'affichent ensemble lors d'un concert privé, laissant le public sur sa faim. Du coup, tout le monde attend, tout le monde espère, tout le monde souhaite revoir, sur scène, les acolytes dévergondés. 
Et dans cet espoir, chacun y va de son estimation; les discussions autour des lads de Londres se font nombreuses. Et on en parle, comme s'il s'agissait de souvenirs ancestraux; le bon vieux temps quoi...

Octobre 2002. Up The Bracket fait son apparition dans les bacs et les Libertines s'apprêtent à déferler sur la terre entière sans vice ni stratégie à la mort moi-le-noeud.
 Deux leaders charismatiques pour une histoire sans pareil.  Carl Barat et Pete Doherty incarnaient la jeunesse désinvolte, nonchalante et agressive des banlieues britanniques.
La poésie comme passion, l'imagination pour refuge et la musique comme planche de salut . On les imagine encore, un Kerouac dans la poche, un Kinks en fond sonore, clope au bec et chapeau sur la tête.
Ils n'avaient pas 25ans et débarquaient avec le garage punk de "Up The Bracket" et "What A Waster", produits par Mick Jones ou Bernard Butler, adulés par le NME...
Ils surenchérissent en 2004, avec un superbe album éponyme.
Le succès est au rendez-vous, le groupe sonne plus punk encore, couronnant ainsi une attitude marquée, le nihilisme en moins. "Can't  Stop Me Now",  "Music When the Lights Go Out", "What Katie Did", "What Became of the Likely Lads". Les titres frappant s'enchaînent dans une intensité mémorable.
On disait d'eux qu'ils étaient les seuls à pouvoir concurrencer les Strokes et autres Hives. Ils destabilisaient les critiques les plus pointues parce qu'ils n'étaient pas que des aigrefins aux jeans déchirés et cheveux en bataille.
Ils comptaient parmi leurs fans les nostalgiques du punk, la jeunesse amère des quartiers sales, les adolescents en crise d'identité...
Avec ces deux albums symboliques et la notoriété qu'ils traînaient, les Libertines étaient en bonne voie pour devenir la pierre angulaire du rock de notre époque.
Mais la tradition veut que la déchéance survienne au moment où le groupe est à son apogée, et ce dans une chronologie quasi-parfaite.

Avant le deuxième album déjà, les excès en tous genre habitaient Pete Doherty;  il devient une âme solitaire rejeté par le groupe qu'il a formé.
Et tout le monde le savait, sans trop se l'avouer, les Libertines devaient splitter. Et en 2004... Adieu rock, punk et garage; les Libertines ne sont plus!

Alors, aujourd'hui, que sont-ils devenus? On aurait presque aimé que l'histoire se finisse horriblement mal. Que le manque les ait rendu fous; qu'ils n'aient rien pu faire depuis. Une histoire un peu romanesque, très dramatique;  " ...et la passion les tua" , quelque chose de fort qui ferait pleurer dans les chaumières.
Mais il n'en est rien.
Les Libertines sont devenus Babyshambles ou Dirty Pretty Things; connaissant succès critique ou commercial. Mais n'exagérerons rien;  ils sont aussi devenus accros au crack ou malades d'on ne sait trop quoi. Plébiscités par une presse à scandale ou amoindris par une presse musicale.
Depuis que leurs chemins se sont séparés, leur impact n'est plus le même. Le second souffle semble difficile à trouver. Alors, oui, on aimerait les revoir ensemble, avec appréhension et méfiance, certes, mais tout de même.
 Pas que le rock se soit noyé depuis qu'ils ont disparu, mais il nous arrive à tous de reprendre, occasionnellement, par nostalgie,  l'air de "Time For Heroes".
 

Partager cet article

Repost 0
Published by Alison R. - dans What happen to...
commenter cet article

commentaires

A. 22/12/2008 11:28

Ici, c'est un peu -trop- bien.

kilucru 21/12/2008 15:42

Oui ..et je m'empresse de poser ce "Up The Bracket" sur la platine..excellent choix pour cet aprém'
Le rock anglais avait avec eux retrouvé un second souffle, dommage !
En attendant je me tournes vers l'outre-atlantique..mais reste aussi quelques valeurs sures comme "The Young Knives", albums et concert bluffants...
@ Suivre